jeudi 31 décembre 2015

"Celui qui vient derrière moi est passé devant moi: car avant moi il était."


Jusqu'à la réforme liturgique voulue par le Concile Vatican II et mise en oeuvre par le bienheureux Paul VI, on lisait le Prologue de saint Jean que nous venons d'entendre à la fin de chaque messe. Il importe en effet de garder toujours au centre de notre âme la plénitude qui est en Jésus Christ. Quelques uns peuvent toujours avoir une idée de Dieu, à cause de la connaissance naturelle de Dieu. Mais que Dieu soit venu sur terre, voilà la grande révélation.Or il n'est pas venu en puissance, mais il s'est fait semblable à nous et l'un de nous: il est venu en petit enfant et dans la faiblesse. Voilà ce que l'oeil n'avait pas vu, ce que l'oreille n'avait pas entendu, ce qui n'était pas monté au coeur de l'homme. C'est de cela qu'il nous faut toujours nous émerveiller, pour l'annoncer aux autres en toute simplicité et assurance spirituelle. Telle est la vraie religion, rien à voir avec les autres religions, qui restent au mieux comme des bras tendus vers le Ciel: car la Loi fut donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu personne ne l'a jamais vu: le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c'est lui qui l'a fait connaître.


mercredi 30 décembre 2015

"Elle proclamait les merveilles de Dieu et parlait de l'enfant."


Le temps de la vieillesse est un temps de grâce: Benoît XVI y a insisté souvent à la suite de son grand prédécesseur qui avait même écrit une lettre aux personnes âgées à l'occasion du grand Jubilé de l'An 2000. Un temps de grâce, pourquoi? La première lecture de la messe de ce jour nous le suggère: le monde passe, et sa convoitise avec lui; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours. Ce n'est donc pas automatique: c'est encore jusqu'au bout par une conversion personnelle que l'on se prépare à recevoir la grâce, préférant la volonté de Dieu à notre volonté propre. Mais, grâce à Dieu, les circonstances aident souvent nos conversions, avec notre humilité d'y consentir.


mardi 29 décembre 2015

"Syméon reçut l'enfant dans ses bras et il bénit Dieu."


L'Evangile de la Présentation de Jésus au Temple vient opportunément compléter la méditation de la fête des Saints Innocents. Car si les premiers-nés appartiennent au Seigneur en souvenir de la sortie d'Egypte, c'est bien en s'offrant lui-même, poussé par l'Esprit éternel, que Jésus rachète les multitudes. Rédempteur et Sauveur, lumière des Nations, la clé le centre et le but de toute histoire humaine: étreindre Jésus par la foi, l'espérance et la charité, c'est vivre déjà ici-bas de la vie du bienheureuse du Royaume.


lundi 28 décembre 2015

Fête des Saints Innocents

"Joseph se leva; dans la nuit il prit l'enfant et sa mère et se retira en Egypte."


La fête des Saints Innocents est peut-être celle où nous sentons le plus durement le décalage entre ce que nous avons dans la tête et ce que l'Eglise croit et célèbre. Elle célèbre des martyrs glorifiés dans la naissance du Christ, morts pour lui avant d'avoir pu le confesser, et ainsi comblés du don de la vie éternelle: tandis que nous n'y voyons qu'un horrible épisode si contradictoire à la "magie" de Noël. De plus, la liturgie fait le rapport de Hérode à Pharaon ordonnant la mise à mort de tous les enfants de sexe masculin chez les hébreux: rapport prolongé par saint Jean Paul II à l'Etat prétendument démocratique qui a dépénalisé puis légalisé l'avortement. Le "tabernacle de la république", comme on l'a appelé, puisqu'il est la valeur la plus abjecte qu'elle impose à la société depuis quarante ans, sans nous avoir fait encore entrer au moins en dissidence.


dimanche 27 décembre 2015

Fête de la Sainte Famille de Jésus Marie et Joseph

"Ne saviez-vous pas qu'il me faut être chez mon Père?"


Il faut être complètement aveuglé par l'idéologie pour ne pas voir que Dieu n'a pas sauvé les hommes individuellement mais en les rassemblant dans la sainte Eglise, et qu'en vue de notre rédemption il a commencé par vivre trente ans dans une famille. C'est dire que nous sommes spontanément à rebours des aliénations que le monde nous impose. La famille est marquée par le péché, mais Jésus vient à son secours par les sacrements, et elle constitue le meilleur rempart contre le transhumanisme, le dernier lieu sur terre où l'on est accueilli pour ce que l'on est et non pour ce que l'on a.


samedi 26 décembre 2015

Fête de saint Etienne, premier martyr

"Seigneur, ne leur compte pas ce péché."


Envolés, les anges; disparus les bergers et leurs moutons. Ce sont maintenant les combats, et les persécutions. C'est que saint Jean avait annoncé Noël en ces termes: il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu; mais à ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. La fête de saint Etienne nous permet donc, d'entrer dans le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde: prier pour les plus grands pécheurs, afin qu'ils se convertissent et qu'ils vivent.


vendredi 25 décembre 2015

La Nativité de Notre Seigneur Jésus Christ

"Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous."




Jésus a été dans le sein de la Vierge Marie pendant neuf mois; il sera dans les tabernacles de l'Eglise jusqu'à la fin du monde; il sera dans nos âmes immortelles pendant l'éternité.






Celui qui vient petit Enfant temps que dure la Miséricorde, reviendra puissant et redoutable lors du Jugement où tous le verront, même ceux qui l'ont transpercé.



jeudi 24 décembre 2015

Joyeux Noël

"Un enfant nous est né, un fils nous a été donné, éternelle est sa puissance."



Messe du Soir

Un petit Enfant pour répondre à l'iniquité de l'univers? Mais le petit va grandir: plus le mal s'amoncelle et plus sa charité se manifestera toujours plus grande encore.





Messe de la Nuit

Les soldats luttent contre le mal en exposant leur vie. L'Enfant aussi. Il est Tout-Puissant et vrai Dieu. Nous inclinant devant l'Enfant de la Crèche, nous prenons pour ainsi dire rendez-vous pour la Croix, à l'heure de notre mort: croire encore qu'il est vainqueur, qu'il est ressuscité et nous donne la vie éternelle.




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mercredi 23 décembre 2015

"Que sera donc cet enfant?"


L'Avent pratiquement terminé, nous retrouvons la figure du Précurseur, qui annonce par sa personne et toute sa vie: voici qu'il vient derrière moi celui qui est passé devant moi parce que avant moi il était. Saint Jean Baptiste est donc le plus grand des enfants des hommes, mais le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. Les gens ont bien repéré le surnaturel qui entoure les événements le concernant. Jésus dit: il était la lampe qui éclaire pour un temps. Mais de lui-même il dit: Je Suis la Lumière du monde, celui qui marche à ma suite, ne va pas dans les ténèbres.




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mardi 22 décembre 2015

"Il s'est penché sur son humble servante."


Dimanche dernier, le Saint Père donnait un commentaire allusif au Magnificat, en soulignant qu'il annonce l'oeuvre de Dieu dans l'histoire. Les pouvoirs apparemment les mieux établis peuvent être renversés, les riches renvoyés les mains vides. Le Patriarche latin de Jérusalem lors de ses voeux, dans le même sens, affirmait que dans les temps les plus difficiles, la célébration de Noël doit être la plus éclatante: car notre appel au secours et notre certitude d'être sauvés par le Christ sont alors les plus authentiques.




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lundi 21 décembre 2015

"D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi?"


La théologie parle pour le Christ, de médiation descendante et de médiation ascendante. Les lectures de la messe de ce jour en sont la magnifique illustration. Elisabeth s'exclame devant la venue du Seigneur Jésus en Marie: médiation descendante, le Christ est ce que Dieu a de meilleur et il nous le donne. Mais dans le Cantique des Cantiques, c'est le bien-aimé qui jubile et appelle, lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens: médiation ascendante, le Christ est ce qu'il y a de meilleur parmi nous et lui seul a la capacité de passer de ce monde vers le Père. Malheur à nous si nous sommes attachés à Dieu seulement pour ce que nous pouvons encore lui soutirer: alors qu'il s'est révélé afin de nous attirer à sa Communion bienheureuse pour l'éternité.




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dimanche 20 décembre 2015

Quatrième Dimanche de l'Avent

"Il supprime le premier état de choses pour établir le second."


Aujourd'hui, quatrième Dimanche de l'Avent.
La parole prophétique d'Elisabeth reprend ce que la Vierge Marie a dit lors de l'Annonciation: qu'il me soit fait selon ta parole. C'est aussi ce que Jésus dit en entrant dans le monde: voici que je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté. Nous comprenons alors comment dès le premier instant de l'Incarnation, nous sommes aux antipodes du mystère d'iniquité. Le péché est un soupçon qui engendre la désobéissance: ici il y a une confiance sans réserve qui est le fruit de l'Obéissance. Avant même les grands combats, le péché est donc déjà vaincu, englouti dans le mystère de la piété, c'est à dire de la pitié, de la fidélité, de la foi.


samedi 19 décembre 2015

"Tu ne pourras plus parler parce que tu n'as pas cru à mes paroles."


Avec l'apparition du Précurseur, nous sommes ramenés à la trame historique des événements qui sous-tendent le mystère de l'Incarnation. Précurseur de Jésus dans sa conception, dans sa naissance, dans sa prédication, dans sa passion. Mais Jésus seul ressuscite le troisième jour comme il l'avait dit. C'est donc à lui seul que nous nous attachons comme Sauveur. Car il en est de même dans chacune de nos vies: la marche des événements scande aussi notre vie chrétienne, mais la foi l'espérance et la charité nous viennent de Dieu et nous font participer déjà à la vie divine.


vendredi 18 décembre 2015

"Ne crains pas de prendre chez toi Marie."


L'Evangile de la messe de ce jour est "l'annonciation à saint Joseph". Les exégètes et les auteurs spirituels ne savent pas exactement ce qu'avait saint Joseph dans la tête. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il a obéit à la Parole du Seigneur, c'est-à-dire dans la foi, il a prit chez lui Marie, et ainsi il a pu tenir le rôle qui était le sien dans le Mystère de l'Incarnation. Il en est de même pour nous: en prenant Marie chez nous, par la consécration à Marie, pour le triomphe annoncé de son Coeur Immaculé, nous pourrons tenir notre rôle dans le mystère du Christ à la plus grande gloire de la Sainte Trinité.




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jeudi 17 décembre 2015

Semaine préparatoire à Noël

"Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d'Abraham."


Aujourd'hui, messe annuelle régionale de l'Hospitalité Notre Dame des Armées.
Nous entrons dans la semaine préparatoire à Noël, et la Parole de Dieu pour les messes de ces quelques jours, nous invite à méditer l'un des aspects du mystère de l'Incarnation. Ici, la marche du dessein de Dieu qui prend en compte notre contribution et nos réactions à ce dessein, y compris l'horreur de nos péchés. Il est bouleversant d'entendre la bénédiction prophétique de Jacob plus de 1000 ans avant sa réalisation effective en Jésus Christ. Mais le cheminement de la grâce de génération en génération à travers l'histoire dans ses périodes de lumière et ses périodes plus ténébreuses mêmes, est un motif de profonde espérance aussi pour notre temps. On ne fait pas échec au plan de Dieu, et ce qui semble le plus éloigné ou le plus opposé à ce plan n'en fait pas moins partie: selon une sagesse aussi douce que ferme, qui a su conduire l'Histoire à son terme, l'Incarnation du Verbe de Dieu jusqu'à sa Manifestation glorieuse à la fin des temps. 
Mais les Lectures de ce jour comporte un deuxième enseignement tout aussi déterminant. La généalogie conduit à Joseph, l'époux de Marie: or justement l'Enfant n'est pas de l'oeuvre de Joseph car Marie est toujours Vierge, mais conçu du Saint Esprit. Ce n'est donc pas la vertu de l'histoire elle-même, encore moins les forces et les mérites des hommes qui conduisent à cette Fin sublime, comme le prétend l'idéologie moderniste du progrès, malgré ses échecs de plus en plus effrayant dans tous els registres de l'existence humaine: c'est par un recommencement absolu, une effusion d'En Haut, que le Seigneur vient à notre secours, restaure, répare, et accomplit bien au-delà de tout ce que nous pourrions demander et même imaginer. Une grâce nouvelle, insurpassable, qui jaillit de la Croix de Jésus et dont la première manifestation historique est l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, préservée du la tache originelle par une grâce venant déjà de la croix de son Fils.
Cette vérité, déterminante pour la foi, l'espérance et la charité, qui sont comme la substance de la vie chrétienne, éclaire le service assuré par l'Hospitalité dans la visite des Malades, promue une nouvelle fois par le Pape François, à l'instar de ses grands Prédécesseurs, comme oeuvre de l'indulgence plénière parmi d'autres, pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. De fait, nous allons vers les malades de tout notre coeur, mais nous ne pouvons pas, par nous-mêmes, leur apporter la seule chose dont ils ont vraiment besoin: l'amitié de Jésus, la consolation de l'Esprit Saint, et le salut éternel. Seul Dieu, à son heure et à sa manière, peut ainsi se donner à eux, s'il lui plaît, aussi à l'occasion de notre pauvre ministère. Voilà pourquoi nous allons toujours humblement et persévérant dans l'espérance bienheureuse et surnaturelle. Peut-être même que ce qui nous soutient, c'est d'expérimenter souvent, qu'à l'occasion de notre ministère, il se fera aussi connaître à nous, dans la personne malade que nous visitons.


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mercredi 16 décembre 2015

"Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?"


Le doute n'est pas possible: le Seigneur le revendique dans la première lecture, en Isaïe, c'est moi Dieu et nul autre, c'est moi qui fait tout cela. La foi n'est pas un saut dans l'inconnu, nous ne croyons pas "parce que c'est absurde". Au contraire, le Seigneur atteste la vérité et notre esprit est capable de la percevoir, et de s'émerveiller de lumière en lumière où l'emporte la révélation et la foi: par les signes convenus d'avance dans les prophéties anciennes désormais accomplies, et dans les splendeurs foisonnantes de la création. Dieu ne peut pas mieux dire la familiarité dans laquelle il veut être avec nous, qu'en se faisant homme.




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mardi 15 décembre 2015

"Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu."


La parole de Jésus est un peu raide, elle est pourtant profondément salutaire. Et en ce Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, elle promulgue deux choses décisives, si nous ne voulons pas passer à côté de la grâce. Tout d'abord, ils nous précèdent parce qu'ils ont cru qu'en Jésus ils pouvaient changer de vie: ils ont accueilli le don de la conversion. Ensuite, et plus important encore: nul ne peut par lui-même et à partir de soi mériter le royaume de Dieu. On ne peut que le recevoir par pure miséricorde en éternelle action de grâces dans l'exultation de tous les esprits bienheureux qui partagent le Don Infini que Dieu fait de lui-même. Et donc, il faut entrer dès maintenant dans ces sentiments: de reconnaissance pour soi-même et de bienveillance pour les autres comme compagnons d'éternité. La justice, écrit le Pape François, n'est pas faite pour diviser les hommes entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas; elle nous est donnée comme la bonté infinie de Dieu qui veut faire de nous ses enfants, et nous rassembler dans l'héritage éternel avec le Christ. Se convertir à la Miséricorde c'est alors entrer dans le regard que Dieu porte sur le monde et sur les personnes, sans absolutiser les jugements que nous portons sur les comportements, ceux qui disent oui et ne font pas, ceux qui disent non et qui font, ceux qui disent oui et qui font, ceux qui disent non et ne font pas. tout cela, c'est à notre mesure et à un moment donné. Le jugement de Dieu c'est la vraie pointure de chacun d'entre nous et c'est pour la vie éternelle.


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lundi 14 décembre 2015

"Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?"


Aujourd'hui, fête de saint Jean de la Croix. Il y a une spiritualité occidentale, il y a une mystique chrétienne: c'est déplorable de voir la pauvreté de la vie spirituelle des baptisés, alors que la mystique est donnée à chacun d'eux au jour de son Baptême, c'est-à-dire sacramentellement, par un acte du Christ et de l'Eglise. Se laisseront-ils attirer vers l'Hôte intérieur? Pour le Jubilé de l'An 2000 saint Jean Paul II nous exhortait à prier beaucoup, dans la contemplation pénétrante du visage de Jésus Christ: quelle vigueur aurions-nous maintenant que les événements s'accélèrent! Repérons comme à la dérobée, quelques grandes balises du Docteur mystique très sûr: la Montée du Carmel, et la Vive Flamme d'Amour.




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dimanche 13 décembre 2015

Troisième Dimanche de l'Avent

"Contentez-vous de votre solde."


L'ouverture de la Porte Sainte dans toutes les cathédrales du monde, semble indiquer que derrière le Jubilé extraordinaire, ce sont les grands mystères de la vie chrétienne qui doivent être célébrés et rendus accessibles au plus grand nombre: les Sacrements sont en effet les sources de la Miséricorde en ce monde. Cela est particulièrement clair à saint Jean de Latran, la cathédrale du Pape, rendue célèbre entre autre par son Baptistère qui fit renaître à la vie divine les romains par centaines et par miliers lors des Vigiles pascales de l'Antiquité. Un torrent débordé, selon l'expression du saint Curé d'Ars. On comprend alors l'appel à la joie qui retentit en ce Dimanche, avec l'indication de sa source transcendante, dans la première lecture: il dansera pour toi, avec des cris de joie, ton Dieu est en toi, alleluia.


samedi 12 décembre 2015

"Elie va venir pour remettre toute chose à sa place."


Aujourd'hui, fête de Notre Dame de Guadaloupe, patronne des peuples d'Amérique latine.
Pourquoi t'inquiéter, disait-elle à saint Jean Diego, ne suis-je pas là avec toi, ne suis-je pas ta mère? Le Saint Père propose que nous entendions ces paroles aussi pour la Sainte Eglise, aussi pour chacun d'entre nous. Encore la conversion à la simplicité de la foi. Par les temps qui courent, c'est presque lamentable de voir les chrétiens s'inquiéter ou avoir peur: le Seigneur Jésus n'est-il pas toujours avec nous comme il l'a promis? La Vierge Marie n'est-elle pas auprès de nous plus terrible qu'une armée rangée pour la bataille? N'allons-nous pas vers les Cieux, notre demeure éternelle et bienheureuse?


vendredi 11 décembre 2015

"La sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu'elle fait."


Que fait donc la sagesse de Dieu? Elle fait le Verbe incarné: l'union de la divinité et de l'humanité dans la Personne du Christ. Quel contraste entre la simplicité et la joie de Dieu a être avec nous, au milieu de nous et l'un d'entre nous, glouton et ivrogne, ami des publicains et des pécheurs; et l'indifférence condescendante et vite agacée des gens dans le monde. La première lecture nous appelle à la conversion: nous occuper des choses de Dieu. Ne différons pas indéfiniment le temps de faire attention à la Parole du Seigneur, car le temps est court, bien plus court qu'on ne le pense. Voici qu'il vient, le Seigneur notre Dieu.




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jeudi 10 décembre 2015

"Le royaume des Cieux souffre violence et seuls les violents s'en emparent."


On nous annonce pour le Jubile extraordinaire de la Miséricorde, l'expérience de la tendresse de Dieu: Jacob, faible vermisseau, je viens à ton secours, moi ton Créateur. Ne nous y méprenons pas: cette tendresse de Dieu est celle qui soutient les plus forts combats. La Miséricorde jaillit du Sacré Coeur de Jésus, transpercé par la lance d'un soldat. C'est à cela aussi que le grand Jubilé doit nous préparer. En effet, après avoir donné sa Vie, son Corps et son Sang, sa Mère, son Esprit, il reste encore à Jésus de livrer sa sainte Eglise, afin que les plus grands pécheurs puissent se convertir et être sauvés.




Ce jour aussi, messe votive de saint Ambroise, patron des services administratifs:




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mercredi 9 décembre 2015

"Mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger."


Aujourd'hui, fête de saint Juan Diego, indien du XVI° siècle qui a vu Notre Dame de Guadaloupe. Le signe des fleurs en plein mois de décembre, et surtout l'image miraculeusement imprimée sur son tablier, ont quelque chose de profondément consolant. D'autant plus que Notre Dame y est enceinte, magnifique espérance pour la défense, l'accueil et le respect de la vie humaine en nos temps d'horreur.
Mais c'est la double coïncidence avec les lectures de la messe de ce jour, qui souligne aussi avec quelle foi il nous faut aller à Jésus. Celui qui nous invite à trouver près de lui le repos, celui qui refait nos âmes, c'est le Seigneur qui dans l'Ancien Testament, revendiquait d'être le plus fort: tandis que les garçons se fatiguent et se lassent, les jeunes gens ne cessent de trébucher, ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles. 
Ne nous trompons pas, dès le début du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde: la tendresse et l'amour de Dieu dont on nous annonce la manifestation, ne se reconnaît que par la foi. Ce n'est pas pour continuer à nous enfoncer dans le mal, mais pour revenir à Dieu en retrouvant dans sa Parole une lampe pour notre route. Que notre volonté nous aide à vaincre notre défiance réflexe, pour reprendre confiance en Dieu. Juan Diego est devenu saint par l'humilité et la constance que lui enseignait Notre Dame: que le Seigneur nous accorde par son intercession, d'accomplir toujours sa volonté en suivant les exhortations de notre Mère du ciel (oraison du Missel romain pour la fête de saint Juan Diego).


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mardi 8 décembre 2015

Jubilé extraordinaire de la Miséricorde: 8 déc 2015 - 20 nov 2016

"Car rien n'est impossible à Dieu."


Aujourd'hui, solennité de l'Immaculée Conception et Ouverture du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.
De fait, les lectures de la messe de ce jour nous ouvrent le mystère de l'Immaculée Conception, mais ils révèlent aussi ce qu'est la Miséricorde. Tout d'abord, le fait qu'on ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas de péché. Le péché nous change en pire. Or Dieu continue d'être avec nous: première miséricorde au livre de la Genèse. Mais il va aussi nous libérer de nos péchés et nous revêtir de sa sainteté, par un recommencement absolu de notre humanité: deuxième miséricorde au récit de l'Annonciation. Puisqu'il nous faut être "Miséricordieux comme le Père": à notre tour d'être toujours avec nos frères même pécheurs, méchants et laids; à nous de trouver au fond de nous-mêmes de nouvelles ressources pour reprendre toujours la vie fraternelle. Où et quand? Dans les Sacrements qui sont la source de la grâce du Christ ici-bas: le Baptême, la Pénitence, l'Eucharistie.




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lundi 7 décembre 2015

"Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?"


Aujourd'hui, fête de saint Ambroise, l'une des plus grandes figures de l'Antiquité chrétienne, quelque peu éclipsée par un catéchumène qu'il baptisa, le futur saint Augustin. Saint Ambroise, dont l'exégèse allégorique nourrissait les esprits les plus exigeants, a laissé aussi une liturgie qui porte son nom, des mélodies et des cantiques. Pasteur courageux il savait aussi s'opposer aux pouvoirs publics: l'empereur est dans l'Eglise! Avons-nous ce même courage aujourd'hui, comme le supplie l'oraison de cette messe? Un exemple: aujourd'hui, les pharisiens et docteurs de la loi ne disent plus "Dieu seul pardonne les péchés" mais "il n'y a pas de péché, il est interdit d'interdire". Il nous faudra sans doute aller jusqu'à la Croix, comme Jésus, pour que retentisse encore la parole libératrice "Tes péchés te sont pardonnés".




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dimanche 6 décembre 2015

Deuxième Dimanche de l'Avent

"Voix de celui qui crie dans le désert: préparez le chemin du Seigneur."


On remarque l'insistance de saint Luc à situer le mystère du Christ dans la trame de l'histoire générale de l'humanité. Sans doute pour souligner le réalisme de l'Incarnation. Mais certainement aussi parce que l'une de ses joies les plus explicites dans son Evangile comme dans les Actes des Apôtres, c'est que les païens ont part au même héritage que les Juifs, en Jésus Christ. Or c'est précisément sur ce terrain de l'histoire que se noue le malentendu entre les Juifs et les Chrétiens, entre Israël et l'Eglise. Un malentendu qui a conduit à la condamnation de Jésus lui-même par le Sanhédrin, et qui marque encore le dialogue judéo-chrétien après cinquante années du Concile Vatican II. Ce que nous lison comme accomplissement des promesses divines dans la personne de Jésus, les Juifs, l'interprètent, surtout à la lumière du Talmud, comme concernant Israël. La figure de saint Jean Baptiste, est ici décisive: il désigne en Jésus, le Christ, l'Agneau de Dieu.


samedi 5 décembre 2015

"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement."


Aujourd'hui premier Samedi du mois, messe en l'honneur de la Vierge Marie, fille de Sion.
C'est déjà une grâce que de pouvoir comprendre ainsi que l'oeuvre de Dieu ne se fait pas par nos grandeurs mais par notre humilité qui permet à sa puissance de se déployer. Le temps de l'Avent nous invite alors à crier vers le Seigneur, et à tout espérer de lui, reprenant les grands appels du peuple de Dieu, trahi par ses élites et voué au malheur, tout au long de l'Ancien Testament. Mais ce qui jusqu'ici nous semblait quelque peu lointain, prend aujourd'hui une telle actualité que notre ferveur se fait soudain concrète. Seigneur viens vite à notre secours, sans toi nous périssons.


vendredi 4 décembre 2015

"Croyez-vous que je peux faire cela?"


Aujourd'hui, fête de saint Jean de Damas: S.O.S. chrétiens d'Orient!
Nous sommes le premier Vendredi du mois, et l'hommage rendu au Sacré Coeur de Jésus éclaire les lectures de la messe de ce jour, c'est le cas de le dire. C'est par amour et par miséricorde que le Seigneur révèle la Vérité de ce qu'il est, la fidélité de son amour, la justice de son action. Celui qui accueille cet Evangile, ses yeux s'ouvrent et il marche dans la lumière. Or, pour nous, ce n'est plus exactement cela: nous étions dans la lumière au long des siècles, nous avons tout trahi, tout renié et nous nous enfonçons maintenant dans les ténèbres. Alors, qu'y aura-t-il pour nous?




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jeudi 3 décembre 2015

"Un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable."


Aujourd'hui, fête de saint François Xavier, patron principal des Missions. Poussé jusqu'aux portes de la Chine par la charité surnaturelle. Il écrit à saint Ignace "combien se damnent-ils parce qu'il ne se trouve personne pour leur annoncer l'Evangile du salut?" On trouve cette motivation missionnaire quelque peu négative: mais depuis qu'on lui a substitué la bienveillance pour tout ce qui est déjà vrai et bien, jusqu'à un accomplissement libre dans le Christ, la cause du salut éternel a-t-elle vraiment progressé? Nous dédions l'ensemble du discours à la climatologie: tempête et vent se sont ligués et la maison s'est écroulée. Mais qui annonce encore les deux axes du mystère du Christ et notre salut: la rémission des péchés et la résurrection bienheureuse?




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mercredi 2 décembre 2015

"Je suis saisi de compassion pour cette foule."


Aujourd'hui, fête de patron d'arme: messe votive de Saint Eloi, patron du Matériel, des mécaniciens de l'Armée de l'Air et des mécaniciens de Marine. Peu d'entre eux finiront Chancelier et Evêque à la cour du roy; mais beaucoup peuvent trouver chez cet orfèvre l'art du travail bien fait. Sinon pour Dieu, en tout cas pour le bien commun et afin que d'autres puissent exercer leur métier et remplir la mission. En période de réduction budgétaire, le système demande aux hommes de trouver en eux-mêmes de nouvelles ressources: plutôt que de l'amertume, c'est notre fierté que d'y consentir, par fidélité à ce que nous avons de meilleur.




Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise, remarquable analyse de Bassam Tahhan sur tvlibertes.com


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mardi 1 décembre 2015

"Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits."


Que la présence au milieu de nous de celui qui doit venir nous redonne courage: ces paroles de l'oraison de la messe de ce jour résument la grande spiritualité de l'Avent, et en éclaire tous les thèmes. Il est présent avec nous tous les jours comme il l'a promis; mais il doit venir: telle est notre conversion à découvrir toujours plus profondément son Mystère. On comprend alors l'Evangile: ce qui est caché aux sages est révélé aux tout-petits. Autre thème de l'Avent: les montagnes de notre orgueil, les abîmes de notre humilité. Mais justement, pourquoi ne nous réjouissons-nous pas de cet abaissement que le Seigneur vient remplir de l'effusion de son amour et de sa miséricorde? Parce que nous avons peur depuis le péché originel: celui qui nous aime tant est perçu comme une menace. Encore un thème de l'Avent: Jésus vient détruire le péché originel dans ses racines mêmes; nous arracher à cette distorsion de notre âme, aliénation suprême qui fait que nul ne peut se sauver soi-même, d'autant moins qu'il fuit son Sauveur. La première lecture est alors limpide: ce n'est pas de la belle poésie d'Isaïe, c'est l'annonce  du péché originel détruit par la venue du Seigneur, en évoquant l'économie d'avant la chute. Le loup habitera avec l'agneau, le lion comme le boeuf mangera du fourrage. Car la connaissance de Dieu sera dans tous les coeurs. Ce que des rois ont voulu voir et ne l'ont pas vu, c'est à nous que c'est donné. Encore un thème de l'Avent: celui des accomplissements; celui de l'espérance très sûre et bienheureuse. La présence au milieu de nous de celui qui doit venir.


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lundi 30 novembre 2015

Fête de saint André, apôtre

"La foi naît de ce qu'on entend."


La première lecture de la messe de ce jour est l'occasion de réfléchir sur l'évangélisation: nous perdons de vue qu'il s'agit de faire retentir la Parole de Dieu. Ce n'est pas une parole humaine, ce n'est pas une parole d'ici-bas. Il y a une consécration pour pouvoir la proclamer, en étant disposer à donner sa vie pour elle. Son importance? Dieu a permis ce temps intermédiaire entre les deux avènements du Christ, afin que le plus grand nombre, en entendant la Parole, ait la possibilité de croire alors qu'on ne voit pas Dieu, et ainsi de mériter son bonheur éternel. Quelle élévation et haute dignité que l'apostolat: des pêcheurs de poissons deviennent pêcheurs d'hommes; sur leur annonce les hommes peuvent être sauvés ou se perdre. Et ainsi aussi de nous.




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dimanche 29 novembre 2015

Premier Dimanche de l'Avent

"Qu'il affermisse vos coeurs, les rendant irréprochables en sainteté."


Nous retrouvons par la providence de la réforme du Lectionnaire voulue par Vatican II, l'Evangile de ces deux derniers jours, pour la messe du Premier Dimanche de l'Avent. Qu'y a-t-il de différent? Nous sommes dans une nouvelle année liturgique qui oriente alors notre méditation, non plus sur les peurs apocalyptiques de nos contemporains, mais bien sur les mystères du Christ, de sa sainte Enfance à sa Gloire: pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel.


samedi 28 novembre 2015

"Restez éveillés et priez en tout temps."


Aujourd'hui, messe en l'honneur de la Vierge Marie, Notre Dame de l'Espérance. La bienheureuse espérance: enfin la manifestation de la victoire de Jésus Christ. Nous le verrons tel qu'il est parce que nous lui serons devenus semblables. Si les païens sont terrifiés à l'évocation de la fin du monde, nous nous serons debout! Parce que nous sommes les membres de son Corps mystique, nous avons son Esprit et nous vivons de sa vie. Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons; si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons.


vendredi 27 novembre 2015

"Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas."


Aujourd'hui, messe en l'honneur du Sacré Coeur de Jésus. Comme chrétien, nous devons nous attacher résolument à Jésus comme seul Sauveur. Nous y sommes aidés, en ces tout derniers jours de l'année liturgique, par la perspective du Retour glorieux du Seigneur, de la fin du monde et des événements dramatiques qui la précède, et du Jugement Dernier. Les bêtes du Livre de Daniel, le Vieillard, le Fils d'homme, l'adoration des myriades d'anges, se retrouvent aussi dans l'Apocalypse de saint Jean. Quelle différence entre les deux? La différence, c'est qu'entre les deux il y a eu l'Incarnation du Verbe, la mort et la Résurrection du Christ. Le monde est définitivement ouvert à Dieu: cette ouverture est la plaie du Coeur de Jésus.




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jeudi 26 novembre 2015

"Ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent."


In coda venenum. La clé du discours eschatologique de Jésus est dans la dernière phrase de l'Evangile de ce jour: quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. C'est la simplicité de la foi, c'est l'espérance bienheureuse, c'est la charité qui va jusqu'au martyre. Lorsque Dieu manifeste sa gloire, la seule façon de tenir, c'est d'être tout à lui; et pour reprendre un terme de la théologie grecque: être divinisé. On ne peut pas ravir la divinité comme une proie: elle se donne et on ne peut que la recevoir en immense action de grâce. Telle est l'existence éternelle du Fils Bien-Aimé, telle est sa manifestation dans notre chair, telle aussi la participation à son mystère qu'il nous donne dans la grâce et la gloire, si nous persévérons jusqu'à la fin. La préfiguration de Daniel dans la fosse au lions confirme ce mystère du triomphe sur le mal par la fidélité à Dieu tout-puissant qui nous partage sans mesure l'Esprit de vérité et de force. Elle est finie la foi "mondaine" comme dit le Pape François: maintenant, c'est la foi vivante, l'expérience de Dieu souverain maître du monde et notre sauveur.


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mercredi 25 novembre 2015

Voyage du Saint Père en Afrique: 25-30 novembre

"On portera la main sur vous et l'on vous persécutera."


Après les guerres et les désordres, le Seigneur Jésus continue le discours eschatologique en annonçant les persécutions des chrétiens. Nous devons le savoir et ne pas en être étonné. Nous devons surtout nous rappeler que le martyre est une grâce, la plus haute des grâces ici-bas depuis l'Antiquité chrétienne, et qu'il nous faut donc prier humblement le Seigneur de nous en rendre digne. Ce n'est pas à force de volonté que l'on tient, mais c'est en nous plongeant toujours plus profondément en Jésus que l'on peut tout traverser jusqu'à sortir de l'exil pour la patrie.
Saint Paul l'affirme: les souffrances d'ici bas sont peu de choses comparées au poids immense de gloire qu'elles nous méritent. En hébreu, la gloire de Dieu se dit son "poids". Le poids de gloire est donc la communion éternellement bienheureuse au Dieu vivant, le seul vrai Dieu. Du coup, on comprend la première lecture de la messe de ce jour: Balthasar a été pesé et il a été trouvé léger. Tous les pouvoirs d'ici-bas ne font pas le poids en face de l'amour de Dieu et de sa puissance. Ne nous laissons pas impressionner. Que l'intention du Coeur de Dieu soit aussi notre unique souci: la conversion des pécheurs et le salut des âmes pour lesquelles Jésus est venu mourir et ressusciter en ce monde, bon berger des sources vives.


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mardi 24 novembre 2015

"Prenez garde de ne pas vous laisser égarer."


Les Martyrs vietnamiens ont préféré souffrir mille tourments et être mis à mort, plutôt que de marcher sur la Croix: et nous, que ferons-nous si cela nous est demandé? Ne trouverons-nous pas plutôt mille bonnes raisons pour justifier de la piétiner? Pour retrouver la simplicité dans la foi, la perspective du Jugement dernier est très pédagogique. Surtout que la vision du colosse aux pieds d'argile dans la première lecture, s'applique à tous les totalitarismes d'ici-bas. Ne nous laissons donc pas impressionner par les puissants de ce siècle: Jésus est plus puissant qu'eux et il nous aime. Tous seront un jour ou l'autre entre ses mains: les uns pour faire resplendir éternellement sa miséricorde, et les autres seulement sa justice.





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lundi 23 novembre 2015

"Elle a mis tout ce qu'elle avait pour vivre."


La dernière semaine de l'Année liturgique tourne nos regards vers la perspective du Retour glorieux du Seigneur Jésus, de la fin du monde et du Jugement dernier. C'est pourquoi nous lisons dans l'Evangile le discours eschatologique de Jésus, qui n'est pas toujours d'interprétation facile: le Seigneur semble mêler son dernier Avènement et le mystère pascal. S'il y a bien une distance chronologique entre les deux Evénements, ils constituent cependant le même mystère. Or Jésus introduit son Discours, par son admiration pour la pauvre veuve mettant dans le Trésor tout son avoir. Comme s'il voulait donner à comprendre que tant dans la perspective du Jugement dernier, que devant le mystère de sa mort et de sa résurrection dans lequel s'enracine toute notre vie chrétienne, la seule attitude qui vaille, c'est l'abandon total entre ses mains et la confiance en sa miséricorde.




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dimanche 22 novembre 2015

Solennité du Christ Roi de l'univers

"Oui, Amen, moi, je suis l'alpha et l'Oméga, dit le Seigneur."


Dans l'Imitation de Jésus Christ, le Seigneur se plaint de la façon dont on sert le monde, et de la façon dont lui-même est servi. En vérité, la comparaison entre ce que Jésus fait pour nous, et ce que nous subissons de la part de ceux qui nous tyrannisent, est confondante. Et pourtant, c'est de lui que l'on se détourne, c'est lui qu'on méprise encore. Retrouvons la simplicité de la foi pour proclamer de façon concrète que Jésus est le seul Sauveur: hier, aujourd'hui et dans l'éternité.


samedi 21 novembre 2015

"En fait, ma royauté n'est pas d'ici."


Ce soir, messe anticipée de la Solennité du Christ Roi de l'univers.
On est sensiblement passé de la royauté sociale de Jésus Christ, au thème de la royauté eschatologique du Christ avec son retour dans la gloire pour juger les vivants et les morts. Mais si le Christ est Juge suprême à la fin des temps, c'est qu'il est aussi présentement législateur: parce qu'il est vrai Dieu créateur, et vrai Homme, il sait par lui-même ce qu'il y a dans l'homme. La loi du Christ n'est donc pas une confessionnalisation ou une communautarisation de plus, c'est la Vérité.


vendredi 20 novembre 2015

"Le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l'écoutait."


Aujourd'hui Vendredi, messe en l'honneur du Sacré Coeur de Jésus. Du coup, le contraste évident entre les lectures de la messe de ce jour devient limpide. Le Coeur de Jésus est notre vrai temple: c'est par Lui, médiateur entre Dieu et les hommes que nous allons vers le seul vrai Dieu, le Dieu vivant. Unis au Seigneur dans l'union de volonté, c'est là le culte spirituel, où Dieu peut alors venir faire chez nous sa demeure: personne ne peut détruire ce temple nouveau, car nos âmes sont immortelles.




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jeudi 19 novembre 2015

"Voyant la ville, il pleura sur elle."


Aujourd'hui, messe pour la paix et la réconciliation. On dirait que les lectures de la messe de ce jour ont été écrites pour nous. Et c'est déjà un enseignement décisif: les forces en présence dans le monde ne sont pas seulement les péchés qui s'entretuent, ni les virtualités de la nature marquée par le péché originel, mais elles sont surtout les forces surnaturelles que Dieu met en oeuvre pour nous sauver. De fait, la première lecture nous indique l'attitude à laquelle il faudra venir lorsqu'on veut changer la religion de nos pères, nous imposer les moeurs des étrangers. Chacun discernera alors en conscience quelle attitude il doit avoir, selon la morale naturelle et évangélique. Mais c'est surtout l'Evangile qui nous sidère: Jésus lui-même pleure devant ce que nous sommes devenus, refusant tout amour de Dieu, et semble comme impuissant. 
Le dernier mot n'est pas au regret de Dieu, qui parcourt toute l'Ecriture depuis la Genèse déjà, mais il est à la Miséricorde. Pourquoi donc Dieu nous laisse-t-il manquer toutes les occasions de nous reprendre, et nous laisse-t-il nous acheminer vers les scénarii les pires? Pour se débarrasser définitivement du Mal, il l'oblige à sortir jusqu'au bout, comme on force une vipère à cracher jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de venin. Le pire est arrivé il y a 2000 ans lorsque nous avons crucifié le Fils de Dieu. Aucun péché futur ne sera plus grave que celui d'alors: or il a été englouti dans une Charité plus grande encore. Voilà pourquoi notre attitude en ces jours est toute de lumière, de paix, et de zèle pour le salut des âmes: le péché et la mort sont vaincus, nous allons vers la vie éternelle et la résurrection bienheureuse.  Telle est la joyeuse Annonce que nous devons mettre en oeuvre en toute droiture et simplicité.




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mercredi 18 novembre 2015

"Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem."


La conjoncture actuelle en même temps que la première lecture de la messe de ce jour, nous permets de comprendre immédiatement que la somme confiée par le maître à ses dix serviteurs, est à entendre comme étant le don de la foi dont il faut produire le fruit par la persévérance. Mais la fin de l'Evangile nous donne la clé: Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Dans la Nouvelle Alliance, la violence n'est pas exercée contre les ennemis, mais elle est prise sur soi dans un excès de Charité capable d'engloutir toute l'iniquité de l'univers. N'en restons pas aux propos convenus dans le monde: devant le mal nous proclamons que Jésus est vainqueur et que la Bonne Nouvelle de sa Résurrection est la seule perspective qui puisse nous sauver. Ne séquençons pas le mystère pascal: la Résurrection en contourne pas la Passion, mais traverse la mort pour la vaincre. 




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mardi 17 novembre 2015

"Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."


La parole de Jésus chez Zachée est profondément consolante. La submersion du mal n'est pas à redouter: Jésus est là et il est vainqueur. La conversion est donc encore possible: sa grâce nous permet de changer de vie. La paix que Jésus établit avec Dieu et entre nous, n'est pas un voeu pieux mais une réalité que nous pouvons constamment tirer de sa Personne même et de son Offrande.
A cet égard, il y a une acception du martyre proprement chrétienne, tout autre que celle évoquée au Livre des Martyrs d'Israël, et aux antipodes de l'exaltation meurtrière du djihad islamique. Si le motif d'un tabou alimentaire pouvait nous sembler dérisoire, la fidélité à la loi de Dieu relève la dignité de celui qui sacrifie ainsi sa vie. Mais pour le chrétien, il s'agit de ressembler au Christ et de saisir avec reconnaissance la grâce de pouvoir lui rendre amour pour amour, en donnant à notre tour notre vie, par amour pour lui et pour nos frères, unissant notre offrande à la sienne, lui qui a donné sa vie par amour pour le Père et pour nous. En vérité, l'existence eucharistique de tout chrétien est le mystère où s'accomplit la demande du Notre Père: délivre-nous du Mal.


Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise, entretien du général Didier Tauzin sur tvlibertes.com




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lundi 16 novembre 2015

"Jésus, Fils de David, prends pitié de moi."


Aujourd'hui, troisième et dernier jour de deuil national: nous célébrons la messe pour demander le pardon des péchés. Le violet est en effet couleur de deuil liturgique, mais aussi de pénitence.
Le mal n'est pas absolu: ce sont des péchés qui montrent toute leur horreur, alors que nous nous y habituons si bien dans les temps moins troublés. Nous demandons au Seigneur de pardonner d'abord nos péchés: car en vérité nous ne savons ni le jour ni l'heure ni le comment. Pardon pour les péchés des victimes: car le fait d'avoir été tué sauvagement n'en fait pas des saints pour autant. Pardon pour les péchés de ceux qui président à la marche du pays: car bien des raisons passent avant le souci primordial du bien commun. Pardon pour les péchés des tueurs: qui pourra les arracher à la haine, sinon la miséricorde divine? Tandis que se multiplient systématiquement les célébrations oecuméniques comme une évidence en ce genre de situation, c'est plutôt des Sacrements de l'Eglise dont nous avons l'impérieux besoin: eux-seuls, en effet, pardonnent les péchés, et redonnent la lumière de la vie.




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dimanche 15 novembre 2015

"Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier."


Ce Dimanche, exceptionnellement, messe en temps de guerre ou de troubles graves. Nous nous associons au deuil national, et nous prions pour les victimes et leurs familles; nous avons la consolation d'offrir le saint sacrifice de la Messe en suffrage pour le repos de l'âme de ceux qui sont morts. Mais nous prions aussi pour les pouvoirs publics et nous supplions le Seigneur pour la conversion des plus grands criminels. 
Il importe cependant de réaffirmer avec force qu'il est advenu quelque chose d'infiniment plus grave: la Passion et la mise à mort du Fils de Dieu, le Verbe Incarné. Tout l'Amour infini de Dieu repoussé, refusé. Or le Christ a vaincu par une charité plus immense encore, et l'iniquité de l'univers a été engloutie. Il a triomphé de la mort et le troisième jour il est ressuscité comme il l'a promis. Depuis 2000 ans le monde vit donc sous le régime de la Résurrection, et l'Eglise n'est pas autre chose que les hommes qui se sont rangés sous la bannière glorieuse du Seigneur Jésus. Comment alors se fait-il qu'il y ait encore du mal, pourquoi satan trouve-t-il encore des suppôts pour son oeuvre de mort? Le plus grand danger actuellement serait de tomber dans le piège de la cohésion et du rassemblement autour de nos soi-disant valeurs, qui referme le monde où le diable pourrait de nouveau régner en maître. Il n'est pas vrai que les seules forces à s'affronter dans le monde soient celles de la violence et de la haine: il y a aussi et surtout la toute-puissance de la Miséricorde divine, celle qui a vaincu et qui doit vaincre encore. Les événements que nous traversons ne nous invitent pas à nous aligner sur les discours convenus de la sécularisation, mais à la nouvelle évangélisation dont la vérité commence seulement à nous effleurer. Qui donc pourra pardonner de si graves péchés, sinon Jésus seul? Tant qu'ils ne seront pas devenus chrétiens, ils seront une menace pour eux-mêmes et pour nous.