samedi 22 juillet 2017

"J'ai vu le Seigneur".


Aujourd'hui, fête de sainte Marie Madeleine, grande pénitente et apôtre des apôtres, leur portant l'annonce inouïe: du tombeau vide d'abord, et du Seigneur toujours vivant. Tonalité décidément pascale de sa fête, renforcée cette année par la coïncidence liturgique avec, dans la lecture cursive de l'Exode en première lecture de la messe de ce jour, le récit de la sortie d'Egypte: cortège de l'ancienne à la nouvelle Alliance et jusqu'au Ciel. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.


vendredi 21 juillet 2017

"Il y a ici plus grand que le Temple."


Les lectures de la messe de ce jour mettent en évidence le malentendu radical qui a causé la chute de la première Alliance, et qui est passé jusqu'à nous, même s'il ne peut remettre en question l'Alliance nouvelle et éternelle qui est indéfectible: mais c'est par là que nous pouvons faire défection. Le texte de l'Exode sur la Pâque est lu solennellement le soir du Jeudi Saint: l'essentiel est donc cultuel. Mais la Pâque a été aussi la sortie de l'esclavage d'Egypte; de sorte que les bienfaits qui rejaillissent au plan temporel de l'oeuvre de Dieu nous suffisent très largement et nous ne sommes pas si intéressés du reste.


jeudi 20 juillet 2017

"Vous trouverez le repos pour votre âme."


Le Nom de Dieu, intraduisible, imprononçable, insondable et pourtant révélé et donné en gage de sa présence indéfectible: je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Je suis qui je suis, ou plus proche de la racine sémitique: je vis, je suis le vivant, la vie c'est moi. Une puissance de Vie qui engloutit toute iniquité et toute mort, et qui se donne à nous pour être aussi notre vie.


mercredi 19 juillet 2017

"J'ai vu l'oppression."


Aujourd'hui, messe en l'honneur de saint Joseph à qui nous confions tous nos besoins temporels et spirituels. Haut patronage qui éclaire singulièrement les lectures de la messe de ce jour. On sait quelle fécondité spectaculaire la révélation du Nom de Dieu au buisson ardent a provoquée, avec Moïse, à main forte et à bras étendu. Pourtant, l'alliance, déclarée ancienne depuis, a manqué l'essentiel en ne reconnaissant pas Jésus. Au contraire, dans l'Evangile, c'est aux petits que sont révélés les mystères du Père: et cette alliance nouvelle est éternelle, parce que le tout-Petit est vraiment Dieu lui-même, le Verbe incarné.


mardi 18 juillet 2017

"Ces villes autrefois se seraient converties."


C'est encore par miséricorde, quand Jésus fait des reproches. Mais prenons-le donc au sérieux, même si c'est déjà bien tard. L'Europe est le seul continent dont toute la civilisation est tissée de l'Evangile de Jésus Christ: nous lui tournons le dos depuis trop longtemps et il ne se passerait rien? Alors considérons au moins que les banques dissimulent une banqueroute universelle à grand renfort de monnaie papier sans plus rien derrière, après quoi ils annoncent qu'ils prendront notre argent qui est déjà entre leurs mains: et il ne se passerait rien? Et ces milliers, et dizaines de milliers et centaines de milliers de gens qui arrivent en déferlement ininterrompu: ils mangent et ils boivent et ils sont là avec leur habitudes à eux, et il ne se passerait rien?


lundi 17 juillet 2017

"On aura pour ennemis les gens de sa propre maison."


Aujourd'hui, messe votive de Notre Dame du Mont Carmel, ce qui éclaire singulièrement les lectures de la messe de ce jour. Si je n'ai pas Dieu lui-même, j'estime ne rien avoir du tout. Dès lors même ce qui nous vient de Dieu semble s'évanouir, et par delà le créé, la foi rejoint au coeur, Dieu seul. Du coup on comprend mieux l'Evangile du combat spirituel, et la première lecture de la détresse du peuple de Dieu au pays d'Egypte: l'austérité de la foi nous achemine à la béatitude de la vision, si nous persévérons.


dimanche 16 juillet 2017

Dimanche XV dans l'Année

"A vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux."


L'explication de la parabole du semeur par Jésus lui-même se passe d'autres commentaires, mais nous en soulignons deux choses: la nécessité d'accueillir la Parole; et son efficacité qui nous ouvre la vie éternelle après les tribulations de cette vallée de larmes. Et là, nous retrouvons l'horreur de notre époque: le coeur de ce peuple s'est alourdi: ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur coeur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent - et moi, je les guérirai.


samedi 15 juillet 2017

"Vous valez bien plus qu'une multitude de moineaux."


Avec l'Evangile de la messe de ce jour, que l'on retrouve pratiquement à chaque page aussi du Nouveau Testament, on se demande comment on a pu en arriver au christianisme tiède et fade qui laisse les fidèles avachis: alors que le Seigneur Jésus donne le combat spirituel extérieur et intérieur comme le régime chrétien normal. Pour retrouver la simplicité dans la foi, c'est l'humilité qu'il nous faut retrouver, non pas au sens moral mais théologique: nous devons tout et nous-même à Dieu.


vendredi 14 juillet 2017

"Soyez prudents comme les serpents et candides comme les colombes."


La coïncidence du 14 juillet avec le Vendredi et la messe votive en l'honneur du Sacré Coeur de Jésus, avec pour Evangile l'annonce des persécutions, nous amène à penser que cent ans avant la révolution dite française, Jésus avait demandé que le Roi mette le Sacré Coeur sur ses étendards. Louis XIV ne le fit pas, et lorsque Louis XVI s'y éveilla, il n'avait déjà plus d'étendard ni rien d'autre à consacrer que sa propre mort en expiation. Or, Soeur Lucie de Fatima rapporte que Notre Dame a parlé de cela, à propos de la consécration de la Russie qui tardait à venir, empêchant du même coup l'instauration dans le monde de la dévotion au Coeur immaculé de Marie: le Saint Père le fera, mais comme le roi de France, ce sera trop tard. Mais à la fin mon Coeur triomphera.




Le 14 novembre 1945 Jésus dit à Van: Petit enfant de mon amour, écoute. Je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent:
Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton règne dans tout l'univers. Amen.
Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche: elle jaillit de mon Coeur brûlant d'amour.

jeudi 13 juillet 2017

"Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement."


La ressemblance entre les retrouvailles du patriarche Joseph avec ses frères, et l'apparition de Jésus ressuscité au Cénacle avec ses Apôtres est saisissante. La joie de tant d'amour auquel les pécheurs n'osent croire, le pardon et non pas la vengeance: tout cela vient de la complaisance dans la volonté du Père qui sait tirer même du mal un plus grand bien. Jusqu'à ce que vienne le temps de la manifestation glorieuse et du Jugement, car il viendra.


mercredi 12 juillet 2017

"Jésus appela ses douze disciples."


L'apostolicité de l'Eglise concerne son contenu et sa forme. L'Eglise transmet et met en oeuvre ce que les apôtres ont eux-mêmes reçus de Jésus Christ. Et elle le fait dans une succession ininterrompue et une fidélité indéfectible garantie pour notre salut par le Saint Esprit. Elle annonce donc que le royaume des Cieux est tout proche. Cela n'intéresse pas? Telle est la mission et on ne peut en changer. Mais la meilleure façon de l'annoncer est sans doute d'en vivre déjà.


mardi 11 juillet 2017

Fête de saint Benoît, patron de l'Europe

"Il recevra le centuple et il aura en héritage la vie éternelle."


Aujourd'hui, fête de saint Benoît, patron de l'Europe: prier et travailler, messire Dieu premier servi. La voie est claire pour le relèvement du continent dans sa sève chrétienne; le seul continent dont toute la culture, jusqu'aux paysages mêmes, a été pétri par l'Evangile du Christ. Après les châtiments déjà en marche pour des montagnes de péchés et pour d'innombrables reniements et trahisons, nous espéraons un magnifique renouveau. Mais où sont les chrétiens, où est la fécondité de leur Baptême? La première lecture répond fort à propos: s'ils recherchent la sagesse comme ils ont recherché l'argent et l'or, alors ils seront comblés.


lundi 10 juillet 2017

"Le Seigneur est en ce lieu et je ne le savais pas."


Jésus a repris l'épisode de l'échelle de Jacob, pour révéler le mystère de son Incarnation: vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. Du coup, nous comprenons que l'échelle de Jacob est l'antithèse de la tour de Babel: arriver au ciel et se faire Dieu. Ce qui est non seulement blasphématoire mais absurde: car Jésus est bien le Fils de Dieu; Marie est bien la Mère de Dieu; chaque baptisé est bien un enfant de Dieu. Non pas comme une proie à ravir, mais comme l'effusion éternelle de la générosité du Père.


dimanche 9 juillet 2017

Dimanche XIV dans l'Année

"Tout m'a été remis par mon Père."


Pourquoi prêcher après un évangile aussi clair, un appel aussi engageant de la part du Maître? Et pourtant les foules ne se pressent pas sur son sein, et nous sommes lassés de combattre un orgueil toujours récurrent qui semble vitrifier la grâce même chez les meilleurs. Et si l'on amplifie la visuelle au plan macroscopique, il apparaît qu'ils n'ont pas voulu du joug suave du Christ, ils auront la dictature du diable.


samedi 8 juillet 2017

"Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas."


Aujourd'hui, bénédiction d'un Mariage dans le Beaujolais.
Ces vignes tout autour nous mettent en joie. On le dit d'ailleurs à chaque Messe: la vigne, le vin, fruit de la terre et du travail des hommes, bénédiction du Seigneur. Mais ce qui nous réjouit surtout, c'est le mariage. D'ailleurs le psaume le dit: ton épouse, une vigne généreuse; tes fils alentour de la table, des plants d'olivier. Mais nous devons surtout vous remercier d'avoir choisi cet évangile bref, dont les premiers mots sont ceux-ci: au commencement, Dieu.


vendredi 7 juillet 2017

"Suis-moi."


Aujourd'hui, messe en l'honneur du Sacré Coeur de Jésus et en esprit de réparation comme nous l'a réappris la dévotion au Coeur immaculé de Marie à l'occasion du centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima. Il est significatif, dans la première lecture de la messe de ce jour, que la première parcelle de Terre Sainte acquise par Abraham est un tombeau. De nous-mêmes nous avons péchés et mort: c'est Jésus qui pardonne et rend la vie.


jeudi 6 juillet 2017

"Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés."


La première lecture de la messe de ce jour raconte ce qu'on appelle "le sacrifice d'Abraham". Si la foi consiste à se détourner des choses de ce monde, pour envisager les choses invisibles, l'épreuve de la foi consiste à continuer de faire confiance à Dieu et de lui obéir lorsqu'il semble se contredire et mettre à bas ce qu'il avait lui-même édifié. Mais l'épisode est profondément théologique: Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils.


mercredi 5 juillet 2017

"Les gens le supplièrent de partir de leur territoire."


Vous dites: la conduite de Dieu est étrange; n'est-ce pas plutôt la vôtre? Nous avons toujours tendance à essayer d'imposer à Dieu notre volonté, au lieu de le confesser comme Juge qui nous justifie dans sa miséricorde. Mais le malentendu tient précisément à ce que nous ne considérons pas que les choses de Dieu sont sacrées, immenses, éternelles. Ce qui appelle dans la foi de renoncer à notre monde pour nous en remettre totalement à lui.


mardi 4 juillet 2017

"Seigneur sauve-nous, nous sommes perdus."


Le rapprochement des deux lectures de la messe de ce jour nous permet de comprendre quelle est la nature de cette tempête. Jésus repose là où il demeure toujours: dans le sein du Père et il a encore la puissance de nous y attirer. Or nous ne pourrons plus échapper aux châtiments temporels désormais en marche: il s'agit d'éviter le châtiment éternel et la perdition.  Et dans ce registre surnaturel, l'ordre de la charité est celui-ci: sauver d'abord son âme, puis celle de ses parents, puis celle de ses bienfaiteurs, et enfin celle des pauvres pécheurs. Aucune autre ambition ne nous est plus permise: c'est à cela que nous devons nous appliquer en tout et pour tout.


lundi 3 juillet 2017

Fête de saint Thomas, apôtre

"La paix soit avec vous."


Aujourd'hui, fête de saint Thomas et de son formidable acte de foi: mon Seigneur et mon Dieu. C'est grâce à lui que nous nous trouvons devant le réalisme absolu de la résurrection du Christ. Alors: Jésus est-il vivant oui ou non? est-il ressuscité, oui ou non? l'eucharistie est-elle réellement son Corps, oui ou non. Si oui, alors tout doit se recomposer pour nous à partir de lui. Purement et simplement. Il est grand temps de prendre au sérieux la foi.


dimanche 2 juillet 2017

Dimanche XIII dans l'Année

"Qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera."


Le mot de radicalisation est sur toutes les lèvres, dans ce qui est le plus inhumain. L'Evangile de ce Dimanche nous présente le radicalisme évangélique: c'est divin. Il s'éclaire par la Lettre aux Romains en deuxième lecture: depuis notre Baptême, nous avons la vie divine, c'est à dire rappelons-le, les trois Personnes divines qui vivent en nous et nous en Elles, la Sainte Trinité, le vrai Dieu avec nous et nous avec lui. Tout le reste n'est plus alors qu'occasion, matériau pour forger la foi l'espérance et la charité qui préparent dès ici-bas et nous permettront au-delà l'étreinte éternelle et bienheureuse.


samedi 1 juillet 2017

Premier Samedi du mois

"Que tout se passe pour toi selon ta foi."


Aujourd'hui, Premier Samedi du mois en réparation des offenses envers le Coeur immaculé de Marie, et spécialement sa Virginité, et en intercession pour la conversion des pauvres pécheurs. Pour complaire à notre Dieu, la Sainte Trinité, et lui montrer notre amour, nous établissons, pour ce qui est de nous, la dévotion au Coeur immaculé de Marie. Mais lorsque nous voyons le petit nombre de ceux qui répondent à cet appel même pour le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, nous comprenons que la parole qui nous concerne dans l'Evangile de ce jour, c'est hélas celle-ci: les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car toute humanité nous est devenue étrangère, comme le montre à l'horreur les discussions sur la PMA et la GPA: dans quels termes nous parlons de la maternité et de l'enfant! Et nous osons légiférer! Le Jugement est désormais en marche.



vendredi 30 juin 2017

"J'avais faim et vous m'avez donné à manger."


Aujourd'hui, funérailles d'un héros de Dien Bien Phu.
D'où l'Evangile: j'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire, j'étais nu et vous m'avez habillé, j'étais en prison et vous êtes venus jusqu'à moi.Quand on est des troupes qui combattent aux côtés de populations avec lesquelles on a partagé le meilleur, et pour les préserver du pire s'il est possible; quand on est cadre de contact pour permettre aux hommes de donner le meilleur d'eux-mêmes et de se surpasser; quand on est en camp de prisonniers et d'extermination. Mais Dien Bien Phu évoque aussi les malentendus, les incompréhensions, les reniements, les trahisons. C'est la deuxième partie de la parabole du Jugement dernier. En ce centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, qui avait montré par avance le XX° siècle, non  comme une fatalité, mais si on ne revenait pas à Dieu: pouvons-nous prier aussi pour les plus grands pécheurs endurcis, afin qu'ils puissent se convertir et ainsi ne pas se damner?


jeudi 29 juin 2017

Solennité des saints Pierre et Paul

"Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant."


Tu nous donne de fêter en ce jour les deux apôtres Pierre et Paul: celui qui fut le premier à confesser la foi, et celui qui l'a mise en lumière; Pierre qui constitua l'Eglise en s'adressant d'abord aux fils d'Israël, et Paul qui fit connaître aux nations l'Evangile du salut; l'un et l'autre ont travaillé, chacun selon sa grâce, à rassembler l'unique famille du Christ; maintenant qu'ils sont réunis dans une même gloire, ils reçoivent une même vénération.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 28 juin 2017

"Je défendais avec acharnement les traditions de mes pères."


Messe du soir de la Solennité des saints Pierre et Paul. Les lectures de cette messe semblent se focaliser sur les faiblesses des apôtres,  pour mieux faire ressortir ce que la grâce a transformé en eux. D'ailleurs la première lecture est justement la guérison d'un boîteux. Mystère de la grâce: mystère de l'amour de Dieu pour nous qui devient en nous notre amour pour Dieu. Le plus grave de nos jours n'est donc pas la montagne des péchés, mais l'oubli de Dieu. Du reste, saint Augustin notait bien que celui qui n'aime pas Dieu, premier Commandement, perd la raison d'obéir aux neuf autres.




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mardi 27 juin 2017

"Entrez par la porte étroite."


Une bonne et une mauvaise nouvelles dans l'Evangile de la messe de ce jour. La bonne nouvelle c'est qu'il y a une vie éternelle. La mauvaise nouvelle c'est qu'il y a, selon le titre suggestif d'un livre sur nos sociétés contemporaines, des autoroutes du mal. Le combat spirituel portera donc premièrement sur le discernement de l'une et des autres, d'une simplicité désarmante malgré toutes les pertes (déconstruction) de repères: tout ce que vous voudriez que les autres fasent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi; voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.




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lundi 26 juin 2017

"Quoi! Tu regardes la paille dans l'oeil de ton frère?"


Aujourd'hui, fête de saint Joseph Marie Escriva de Balaguer, fondateur de l'Opus Dei. L'un des précurseurs de Vatican II dans l'affirmation de l'appel universel à la sainteté et à la mission. Du coup, la parabole de la paille et de la poutre n'a rien d'anecdotique: il s'agit de nous entraider à persévérer dans le bien et à nous ouvrir à la grâce du Christ. A partir d'un désir puissant de voir Dieu, l'appel à la sainteté, et regardant les autres comme compagnons d'éternité pour leur faciliter l'accès à l'Evangile du salut.




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dimanche 25 juin 2017

Dimanche XII dans l'Année

"Ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits."


Saints François et Jacinthe Marto de Fatima sont encore nos maîtres pour aborder avec simplicité l'Evangile de ce Dimanche, qui nous ramène à la vie chrétienne lui aussi sous les espèces du combat spirituel et de la mission, avec l'enjeu décisif de notre éternité heureuse ou malheureuse. Avec cette confiance indéfectible que le Seigneur a bien mérité de notre part, et par laquelle on puise sans limite aux sources de la miséricorde divine. Nous valons mieux que tous les moineaux du ciel, nous sommes des enfants de Dieu.


samedi 24 juin 2017

"Jean est son nom."


Au lendemain de la Solennité du Sacré Coeur de Jésus, la liturgie prévoit la mémoire facultative du Coeur immaculé de Marie, et on comprend pourquoi: les deux sont comme un seul Coeur dans la dédicace totale à la volonté du Père. Mais pour cette année, nous sommes le 24 juin: solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste, si bien que pour le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, pas de Coeur immaculé de Marie, mais la figure de saint Jean Baptiste! Et nous sautent alors aux yeux les analogies entre saint Jean Baptiste et Lucie, la troisième voyante de Fatima ou plutôt l'aînée des trois pastoureaux. Tandis que saint François et sainte Jacinthe ont mis en pratique la dévotion au Coeur immaculé de Marie, par la contemplation en réparation et le sacrifice en intercession, Lucie est restée presque cent ans pour promouvoir, expliquer et répandre cette dévotion que Dieu veut établir dans le monde afin de le préserver des plus terribles châtiments.


vendredi 23 juin 2017

Solennité du Sacré Coeur de Jésus

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples."


La dévotion au Sacré Coeur de Jésus est essentiellement réparatrice: il ne s'agit pas seulement de l'amour infini de Dieu pour nous, mais d'un amour qui va jusqu'à désirer notre amour en retour et nous donne dans le Christ les moyens de lui répondre en Esprit et en Vérité. Ce qui reste caché encore aujourd'hui au plus grand nombre, était évident pour des enfants il y a cent ans: consoler le Coeur de Dieu, offrir des sacrifices en réparation, intercéder pour la conversion des pauvres pécheurs, c'est la charité trinitaire dans l'âme des saints François et Jacinthe Marto de Fatima.




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jeudi 22 juin 2017

"Que ta volonté soit faite."


Aujourd'hui, fête des saints Jean Fisher et Thomas More. Thomas More est le patron des parlementaires, grand témoin du primat de la conscience sur les pouvoirs publics. La dignité de la conscience n'est pas son arbitraire, mais sa capacité de reconnaître la vérité et de lui soumettre sa vie. Qu'en est-il alors de nos sociétés modernes et ultracontemporaines? Que reste-t-il de l'objection de conscience? Quelle idée même avons-nous de notre propre dignité? Reste-t-il une parole d'honneur?
Saint Jean Paul II dans son encyclique "Evangelium Vitae" avait montré le piège par lequel le libéralisme se meut en ennemi de la liberté et la démocratie en tyrannie des plus forts contre les plus faibles. Nous y sommes désormais sans l'ombre d'un doute. Le piège qui ne s'appelle pas libéralisme pour rien, se réamorce à chaque fois tout en et produisant un phénomène de cliquet: il suffit de dire le mot de liberté, et la moindre revendication individuelle devient un impératif qui s'impose à tous les autres; et lorsqu'il y a quelque tentative de revenir au bien commun, tout combat est neutralisé encore par le simple mot de liberté. C'est ainsi que nous nous abîmons dans une tyrannie de plus en plus serrée, en une spirale infernale, c'est le cas de le dire. Et nul ne semble à même de conjurer l'enfermement, sinon à casser la spirale elle-même, en faisant précéder le mot de liberté, par celui de vérité. La vérité est la première valeur de la Doctrine Sociale de l'Eglise, parce que sinon tout le reste est faux!


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 21 juin 2017

"Ton Père est présent au plus secret."


Aujourd'hui, fête de saint Louis de Gonzague.
Tant la figure du saint que les lectures de la messe, nous invite à tourner le regard de notre foi vers le Père, au plus intime. La vie chrétienne est trinitaire: le Christ est venu en ce monde, il est mort et ressuscité pour nous, il a répandu le Saint Esprit, afin que nous puissions par lui, avec lui et en lui, nous tourner vers le sein du Père. Et de la charité authentiquement divine procède aussi l'amour du prochain et toute générosité dans la surabondance de la miséricorde.




Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise, les 40 ans du Puy du Fou:


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mardi 20 juin 2017

"Vous donc vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait."


C'est aujourd'hui la Journée internationale des réfugiés, et notre Saint Père le Pape François ne pouvait manquer de s'y associer dans le mouvement qu'il voudrait imprimer à toute l'Eglise d'une conversion radicale à la miséricorde de l'Evangile: dont cette oeuvre de miséricorde corporelle d'accueillir l'étranger, mentionnée dans la parabole du Jugement dernier. Or les lectures de la messe de ce jour, dans une sorte de coïncidence, orientent vers la source transcendante de la générosité chrétienne: Dieu lui-même, premier servi et fin ultime de tout engagement évangélique. Ce qui jaillit précisément du plus intime de la conscience de chacun, comme sainteté qu'il reçoit de la charité même qu'il exerce et qui le traverse, venant de Dieu et allant à Dieu, par Jésus Christ.
Du coup, il est incontournable de reprendre quelques vérités trop méconnues ou plutôt soigneusement occultées, à commencer par celle-ci: le prochain en vérité est toujours au singulier; au-delà on n'est plus dans la charité mais dans la justice, et les impératifs moraux ou évangéliques ne sont plus du tout les mêmes, ni les protagonistes non plus. Et encore cette autre: les réfugiés sont au plus près de leur pays dévasté, et ils y sont avec femme et enfants; ce ne sont pas de jeunes hommes célibataires en âge de travailler ou de combattre à des milliers de kilomètres de chez eux.
La propagande à laquelle nous sommes soumis depuis des années concerne donc de tout autres sujets. Que le trafic de drogue soit même délaissé par les grandes sociétés du Crime, pour le trafic des êtres humains tant dénoncé par le Saint Père, et autrement plus lucratif, devrait suffire à nous ouvrir les yeux. En même temps qu'un gros examen de conscience avec repentir et réparation urgente, sur la façon dont nous avons aidé jusqu'ici l'ensemble de la famille humaine dans son développement intégral: économique, culturel, spirituel et chrétien.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire: avant le droit à partir, il y a le droit à demeurer chez soi; il n'y a pas d'autre nom donné aux hommes que le Nom de Jésus pour être sauvé.


Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise:


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

lundi 19 juin 2017

"Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre."


Presque spontanément, nous repoussons les instructions du Seigneur Jésus dans le Discours sur la montagne, comme des façons de s'exprimer, ou comme irréalisables dans le monde et dans nos vies telles qu'elles sont devenues. Et nous avons tort. Car la conversion basique qui nous est demandée, est de nous installer dans la plénitude de Dieu, à nous communiquée dans la grâce du Christ. C'est ce que la première lecture de la messe de ce jour permet de comprendre: saint Paul décrit son ministère en toute simplicité, comme la vie chrétienne elle-même, avec le Christ en Dieu, et comme en surabondance dans son service. La victoire sur le monde, c'est notre foi.




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dimanche 18 juin 2017

Solennité du Corps et du Sang du Seigneur

"Celui qui me mange vivra par moi."


Nous pensons chanter les alleluia et les hosannah, participer déjà à la Liturgie qui se célèbre devant la face de Dieu sur l'autel du Ciel. Mais nous sommes devant notre viatique auquel il faut nous cramponner pour la traversée d'ici-bas: puisque le Corps du Christ a la capacité de nous faire entrer jusque dans la mort afin de ressusciter au Dernier Jour, et d'avoir la lumière de la gloire éternelle dans notre âme dès l'instant de notre mort si nous persévérons dans la paix du Christ et de l'Eglise. Saint Jean Paul II entrevoyait déjà la gravité des temps: si nous délaissons l'Eucharistie, comment porterons-nous remède à notre indigence? La dévotion eucharistique ne peut être aujourd'hui que réparatrice, que Dieu ne nous livre pas à nos péchés, ne nous abandonne pas à notre iniquité. Et là une fois encore, saints François et Jacinthe Marto de Fatima sont nos maîtres, reprenant la prière de l'ange:
Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de Jésus Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très saint Coeur et du Coeur immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

samedi 17 juin 2017

"Ce qui est en plus vient du Mauvais."


Comme il nous faut retrouver la simplicité de la foi: non pas tant d'artifice lorsqu'il s'agit de l'amour du Seigneur pour le monde et le salut éternel des âmes immortelles, Jésus Christ. On comprend alors pourquoi l'apôtre affirme: un monde nouveau est déjà né. De l'ancien il ne surgira que vieilleries jusqu'à l'abîme. Mais pour entrer dans le nouveau qui est Dieu avec nous, il faut aussi, il faut d'abord renoncer au péché, à ce qui conduit au mal, et à satan l'auteur du péché.


vendredi 16 juin 2017

"Nous portons un trésor comme dans des vases d'argile."


Les lectures de la messe de ce jour pointent le combat spirituel: qu'il s'agisse de sa dimension personnelle ou de sa dimension missionnaire. Il est mené pour la vie éternelle, et durera jusqu'à notre agonie, le dernier combat justement. Qui ne voit que les petits pastoureaux de Fatima, en cette année du centenaire des apparitions de Notre Dame, sont nos maîtres en la matière: saints François et Jacinthe Marto de Fatima, priez pour nous.




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jeudi 15 juin 2017

"Vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux."


Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux. Tel doit être notre unique horizon, notre unique raison, notre unique ambition en tout et pour tout: accueillir la justice de Dieu pour entrer dans son royaume. Tout le reste perd complètement son importance désormais. A force de nous parler de nos frères aînés, on en viendrait à perdre de vue ce que dit saint Paul: lorsqu'ils lisent Moïse, un voile couvre leur coeur; c'est quand on se convertit au Seigneur Jésus que le voile est enlevé.




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mercredi 14 juin 2017

"Je ne suis pas venu abolir mais accomplir."


L'apparente contradiction entre les lectures de la messe de ce jour nous invite à nous demander: alors, abolir ou pas abolir? Abrogation pour parler comme aujourd'hui? Si un ex-pharisien comme saint Paul affirme que la Loi est une malédiction, c'est parce que nous n'arrivons jamais à l'accomplir, et elle nous enferme peu à peu. Mais dans le don de la grâce du Christ et l'effusion de son Esprit, nous recevons la joie enthousiasmante de pouvoir enfin répondre à Dieu amour pour amour, en tout et pour tout.

Ecouter l'homélie de la messe



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mardi 13 juin 2017

"Que votre lumière brille devant les hommes."


Aujourd'hui, fête de saint Antoine de Padoue.
Le sel de la terre, la lumière du monde: les catholiques se récrient dans leur fausse humilité. Mais l'affirmation de l'Apôtre dans la seconde lettre aux Corinthiens permet de comprendre qu'il s'agit de la vérité de l'Evangile: Jésus n'a pas été oui et non, il est le Oui de Dieu à ses promesses. Et une vérité vivante et qui donne la vie éternelle, une vérité que l'on peut accueillir et qui porte du fruit: c'est en lui aussi que nous disons notre Amen pour la gloire de Dieu.




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lundi 12 juin 2017

"Ouvrant la bouche il les enseignait."


Dans les Béatitudes, nous passons un peu vite sur le mot qui revient huit fois: heureux. Il s'agit d'une sorte d'enthousiasme comme si l'on allait se précipiter sur ces situations et ces comportements dont le Seigneur affirme que les plus hautes récompenses y sont attachées. Il est grand temps de comprendre une fois pour toutes que la Croix du Seigneur est la source de toutes grâces. Comme le remarquait saint Jean Paul II, prêchant sur le texte au Mont des Béatitudes même: croire en Jésus Christ cela signifie au moins croire que ce qu'il dit est vrai.




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dimanche 11 juin 2017

Solennité de la Sainte Trinité

"Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique."


La première application que nous pouvons tirer de ce dogme de la très sainte Trinité, c'est que Dieu a d'abord affaire à Dieu: nous ne venons qu'ensuite. Il est déjà en lui-même toute vérité et tout amour et vie éternellement bienheureuse. Par pure miséricorde et gratuité il a créé le monde et décidé de sauver les hommes: car la révélation de la sainte Trinité dans l'intimité de son mystère est la réponse surabondante à toute iniquité. Entrons dans ce double mouvement qui nous conduit du Christ au Père, et nous apprend à voir le Père en Jésus qui nous aime.


samedi 10 juin 2017

"Elle a mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre."


L'aumône de la pauvre veuve devient d'autant plus significative si l'on se rappelle que juste après, le Seigneur annonce la destruction du Temple: du coup, la vanité des autres accuse un relief plus profond encore. C'est donc providentiellement qu'aujourd'hui, Samedi, nous célébrons la messe en l'honneur de la Vierge Marie porte du Ciel. C'est par elle que nous est venu Jésus, c'est par elle que nous pouvons aller vers lui jusque dans le sein du Père.


vendredi 9 juin 2017

"D'où vient alors qu'il est son fils?"


La réponse à toutes les questions qui se posent à propos de Jésus est toujours le mystère de l'Incarnation: Jésus est vrai Dieu et vrai Homme. Et cette incarnation est rédemptrice: par son abaissement il a mérité l'exaltation non seulement pour lui-même mais aussi pour le grand Corps mystique de son Eglise, et pour chacun de ceux qui se tournent vers lui avec foi.




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jeudi 8 juin 2017

"Dieu est l'unique et il n'y en a pas d'autre que lui."


Apparemment tout va très bien: la coïncidence de l'amour de Dieu et du prochain est quelque chose de connu pour nous, visiteurs de malades, personnels soignants, qui servons nos seigneurs les pauvres. Sauf que la première lecture de ce jour propose une autre coïncidence de l'amour de Dieu et du prochain: la splendeur du mariage, Tobie et Sarra qui se lèvent trois nuits pour prier avant de s'unir. Pour un qui le fait, combien qui passent outre et bien avant toute idée de mariage; et nous n'en avons cure. Du coup, nous retrouvons l'Evangile: tellement piétinent la loi de Dieu, bafouent son saint Nom, profanent son Jour, ce Dieu que nous aimons de tout notre être, et nous ne disons rien parce que nous n'y pensons même pas. Cela nous semble non seulement normal, mais légitime. En fait, ça ne va pas du tout du tout du tout!




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mercredi 7 juin 2017

"Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob."


Avec le Temps Ordinaire, nous retrouvons la possibilité de célébrer en l'honneur de saint Joseph le Mercredi, lui confiant nos besoins temporels et nos désirs spirituels. Expérience de la communion des Saints que suggère déjà la lecture du Livre de Tobie, et dont l'Evangile enseigne qu'elle consiste pour nous qui sommes en chemin à persévérer dans la communion de toute l'Eglise, le Peuple de Dieu de génération en génération. Mais nous ne sommes pas faits pour durer ici-bas: nous gardons en tout le cap de la vie éternelle et de la résurrection promise au Dernier Jour.




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mardi 6 juin 2017

"A Dieu ce qui est à Dieu."


Les catholiques sont tout fiers de revendiquer la laïcité comme instituée par la parole fameuse du Christ. Mais beaucoup devraient au contraire rougir de mettre le comble à l'hypocrisie de ces interlocuteurs de Jésus: car ils savent mieux que quiconque rendre le tout à César en se gardant la bonne conscience de quelques miettes discrètes pour Dieu. Quelle toute autre simplicité ne voyons-nous pas en Orient où sommé de devenir musulman sous peine de mort, on murmure plutôt: Jésus est le Seigneur, puis l'on voit sa Face.




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lundi 5 juin 2017

"Ils respecteront mon fils."


Au lendemain de la Pentecôte, et bien que nous ayons retrouvé le Temps Ordinaire, nous célébrons la messe votive du Saint Esprit. Or, la coïncidence liturgique évoque précisément, par la parabole des vignerons homicides, l'histoire de l'ancienne alliance comme une histoire des infidélités du peuple et de la tenacité de la miséricorde divine. Depuis l'Incarnation, la Mort et la Résurrection du Christ, le Saint Esprit assure désormais dans l'Eglise la fidélité de la réponse des hommes et l'amour en retour. Et si l'Eglise sainte est toujours à réformer, la sainteté est à venir puiser depuis le début, à la Croix du Christ. La dévotion réparatrice au Coeur immaculé de Marie en est un vecteur puissant, en l'honneur du centenaire de Fatima.




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dimanche 4 juin 2017

Solennité de la Pentecôte

"La paix soit avec vous."


L'Evangile de la messe de ce jour reprend l'ambivalence que dégage aussi l'oraison: d'une part il s'agit de l'immensité du monde et de la mission, et d'autre part du plus secret des âmes. Il est donc de la première urgence de nos jours, de repérer l'action du Saint Esprit selon sa Personnalité propre comme Esprit du Père et du Fils et leur Unité. Tout lui est opposé dans la culture ultracontemporaine et dans nos sociétés: il y a donc un combat surnaturel et sans merci. Puisque son action consiste à intérioriser en chacune de nos âmes le mystère du Christ: tout ce que Jésus a fait et ce qu'il est, nous devient intérieur et notre propre vie par l'action de l'Esprit Saint. Selon le mot de saint Paul: l'Esprit s'unit à notre esprit pour qu'en Jésus nous puissions dire: Abba, Père.


samedi 3 juin 2017

"Que t'importe: toi, suis-moi."


Aujourd'hui premier Samedi du mois, nous commençons un nouveau cycle de cinq mois consécutifs, en réparation des offenses contre le Coeur immaculé de Marie, et en particulier contre son Immaculée Conception. Devant la relative désaffection de cette dévotion que Dieu veut établir dans le monde depuis cent ans, pour qu'on ait la paix, pour que les pauvres pécheurs puissent se convertir et ne pas tomber en enfer par multitudes, nous nous appuyons sur la canonisation des enfants qui ont courageusement lancé toutes leurs forces dans la docilité aux pratiques que demandait la Vierge Marie. La coïncidence liturgique de la mémoire de saint Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs de l'Ouganda, souligne encore l'héroïsme dont sont capables même ou surtout les enfants dans l'amour du Christ et de leurs frères. Veille de Pentecôte, nous comprenons qu'il nous faut recevoir l'Esprit de vérité et de force pour aller vers le Seigneur avec une totale assurance, préférant comme une grâce sa volonté à la nôtre, et nous offrant nous-mêmes à ces grandes intentions qui sont celles de son Coeur et du Coeur immaculé de Marie. Les pèlerinages de Chartres et le rassemblement du Renouveau près de Pierre sont à cet égard stimulants.