samedi 31 décembre 2016

"Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde."


L'Eglise nous encourage le dernier jour de l'Année du Seigneur, à réciter le psaume 50, psaume de pénitence, pour demander pardon de tous les péchés de l'année; puis à chanter le Te Deum, louange au seul vrai Dieu, le seul Dieu vivant, la Sainte Trinité du Père et du Fils et du Saint Esprit, manifesté en Jésus Christ pour nous les hommes et pour notre salut. De sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce après grâce. Dieu personne ne l'a jamais vu: le Fils unique qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a raconté.


vendredi 30 décembre 2016

Fête de la Sainte Famille

"Supportez-vous les uns les autres."


La gravité avec laquelle nous abordons la fête de la Sainte Famille ne cesse de s'alourdir d'année en année. Cependant, la Parole de Dieu nous propose deux axes décisifs. Tout d'abord: ils sont morts ceux qui en voulaient à la vie de l'Enfant. Telle est le véritable rapport de force entre les suppôt des lois iniques et l'institution divine et naturelle du mariage. Ensuite les instructions de l'Apôtre: supportez-vous les uns les autres, pardonnez-vous les uns les autres, revêtez-vous de douceur et de patience. Si nous l'avions fait, toutes les lois iniques n'auraient eu aucun pouvoir sur nous; nos familles seraient ce qu'elles doivent être, sanctuaires d'amour et de vie, foyer d'espérance. Tous les Papes modernes ont recommandé le chapelet en famille: il est temps de s'y mettre: c'était l'une des demandes de Notre Dame dont nous célébrons cette année le centenaire des apparitions à Fatima. Anything else?


jeudi 29 décembre 2016

5° jour dans l'Octave de Noël

"Mes yeux ont vu le salut que tu préparais."


Il est significatif que l'Evangile de la messe de ce jour, annonçant que le salut est là en Jésus Christ, ne se termine pas, comme la nuit de Noël par une hymne à la paix universelle: ici au contraire c'est la le glaive de douleur pour Marie, et la division des coeurs. C'est qu'en effet, le mystère chrétien n'est pas seulement l'annonce de l'amour infini de Dieu, mais la communication du moyen de l'accueillir en y répondant aussi divinement.




Claire Sévérac nous a quittés à Noël. On peut retrouver sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise son entretien sur tvlibertes.com

mercredi 28 décembre 2016

Fête des saints Innocents

"D'Egypte j'ai appelé mon fils."


Remarquons tout d'abord, dans l'Evangile des saints Innocents, que les péchés les plus atroces de Hérode n'ont servi finalement qu'au plan de Dieu selon lequel Jésus qui est le Messie, doit comme le peuple élu descendre en Egypte puis en remonter tel le nouveau Moïse annoncé; puis se manifester ensuite sur les bords du Jourdain tel le nouveau Josué pour entrer en terre promise et la rendre à son Seigneur. C'est encore vrai en notre temps où le totalitarisme d'Hérode semble mettre le comble à son iniquité malgré les formes pseudo démocratiques des régimes dans nos pays.


mardi 27 décembre 2016

Fête de saint Jean l'Evangéliste

"Il vit et il cru."


La fête de saint Jean l'Evangéliste est opportunément au coeur de l'Octave de Noël, puisque c'est dans le Prologue de son Evangile que nous avons le résumé de tout me mystère chrétien: le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous. C'est de lui aussi que nous avons cette parole lumineuse: l'adoration en esprit et en vérité. Il s'agit du Père et du Fils qui ouvrent leur communion aux personnes humaines dans l'Amitié très sainte de l'Esprit Saint.


lundi 26 décembre 2016

Fête de saint Etienne, premier martyr chrétien

"Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé."


On pourrait se demander ce que fait la fête de saint Etienne, premier martyr chrétien, en plein dans l'Octave de Noël. Le rapport est pourtant évident, et nous concerne au plus haut point. Quelle que soit la perspective lointaine ou prochaine du martyr, l'important c'est que depuis Noël, le Ciel est ouvert et on peut y aller par la grâce du Christ. De fait l'Avent culminait dans cette prophétie d'Isaïe: ah, si tu déchirais les cieux et si tu descendais. Voilà qui est fait, et de quelle manière! Un enfant nous est né, un Fils nous est donné: éternelle est sa puissance.


samedi 24 décembre 2016

vendredi 23 décembre 2016

"Il s'appellera Jean."


Elle mit au monde un fils: ses voisins et sa famille se réjouissaient avec elle. Est-ce encore le cas aujourd'hui? On est frappé du retour en force des thématiques de l'avortement juste au temps de l'Avent et de Noël: on comprend alors que la Mère et l'Enfant fassent horreur à toutes les forces de mort. Précisément ce que satan ne supporte pas: car la Mère et l'Enfant sont plus puissants que lui et ses suppôts. Or l'heure de vérité n'est plus loin, pour que justice soit faite. Relevons la tête, réjouissons-nous, car dès le matin du 24 décembre la Liturgie des Heures proclame: aujourd'hui le Seigneur va venir, demain vous verrez sa gloire.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

jeudi 22 décembre 2016

"Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent."


Le Magnificat dans sa dimension prophétique embrasse toute l'histoire de l'humanité, révélant du même coup la stature unique de la Vierge Mère de Dieu. Le seul problème avec nous, c'est que nous n'avons pas sa foi, pour croire que le toute petit enfant Jésus est plus puissant que tous les pouvoirs d'ici-bas, et que sa manifestation glorieuse viendra. Encore faudrait-il commencer par choisir notre place dans le camp des superbes ou dans celui des humbles. On le comprend, plus que jamais, le temps de Noël est le temps d'une conversion à la vraie foi.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 21 décembre 2016

"Heureuse celle qui a cru."


Nous ne pouvons pas entendre l'Evangile de la Visitation sans penser à cette image de saint Jean Paul II dans sa dernière encyclique, celle sur l'Eucharistie: Marie, femme eucharistique, est en quelque sorte le premier tabernacle de l'histoire, et il semble que par ses yeux, c'est Jésus qui nous regarde. Nous comprenons du même coup que dans l'élan de la Vierge Marie, c'est en fait l'impatience du Christ à venir à la rencontre de ceux qu'il ne rougit pas d'appeler ses frères. Ainsi peut-il aussi en être de nous, membres du Christ.



Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mardi 20 décembre 2016

"Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi."


Pour avoir une idée de la densité de l'instant de l'Incarnation, il faut envisager non seulement l'effusion que Dieu fait de lui-même, mais encore le don de Dieu selon le propre de chacune des Personnes divines qui agissent toujours ensemble et selon leur relation personnelle: le Père engendrant son Fils jusque dans notre chair, l'obéissance éternelle du Fils désormais dans toutes les fibres de son humanité, le Saint Esprit Créateur et Donateur de Vie. Voilà ce qui advient dans le secret de l'âme de la Vierge Marie et en son sein.




Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise:


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

lundi 19 décembre 2016

"Il marchera devant, en présence du Seigneur."


Au temps de l'Incarnation, comprenons bien que lorsque Dieu s'approche de quelqu'un, lorsqu'il entre dans nos existences, il ne casse rien. Au contraire il nous rend au meilleur de nous-mêmes et nous élève à une stature qui dépasse les seules possibilités de notre nature. Ainsi de Samson, ainsi de saint Jean Baptiste, ainsi de saint Joseph. Ainsi surtout de la Vierge Marie. Et Jésus lui-même: pour être Dieu il n'en était pas moins homme, mais l'Homme parfait, en qui tous revivent.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

dimanche 18 décembre 2016

Quatrième Dimanche de l'Avent

"On lui donnera le nom d'Emmanuel."


L'insistance ce Dimanche est clairement sur la prophétie d'Isaïe: on lui donnera le nom d'emmanuel qui se traduit Dieu avec nous. Voilà pourquoi il y a une opposition irréconciliable en principe entre le monde qui se referme de plus en plus sur la sécularisation la plus violente, et l'Eglise, dans son existence même, avant même sa parole ou sa mission. Tant que l'Eglise est là, que les chrétiens sont là, que la foi l'espérance et la charité suscitent des engagements multiformes selon l'Evangile, le monde ne peut pas se refermer. Tel est le grand enjeu de l'étape dans laquelle nous sommes impliqués.


samedi 17 décembre 2016

"Quatorze générations."


Depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations; depuis David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze générations; depuis l'exil à Babylone jusqu'au Christ, quatorze générations. On a presque envie de dire "pour rien" puisqu'au bout de tout cela: non pas Joseph engendra Jésus mais l'époux de Marie de laquelle fut engendré Jésus que l'on appelle Christ.  Pas tout à fait pour rien, cependant. Certes, la grâce est toujours un don gratuit dont aucune nécessité d'ici-bas ne peut altérer la transcendante souveraineté: c'est encore plus vrai lorsque l'auteur même de la grâce vient parmi nous. Mais tout le reste est une préparation pour que nous puissions accueillir la grâce quand elle est donnée.


vendredi 16 décembre 2016

"Maison de prière pour tous les peuples."


Contrairement à ce que laissent supposer les polémiques détestables et ininterrompues, lorsqu'il s'agit du Christ, de l'Eglise et des chrétiens, il ne s'agit jamais de revendications confessionnelles particulières: il s'agit toujours de l'humanité de tous les hommes, que Jésus embrasse dans le mystère de l'Incarnation, c'est-à-dire désormais dans sa propre Personne, vrai Dieu et vrai Homme. C'est ce que nous voyons dans l'Evangile de la messe de ce jour, où il invite à réfléchir: tout homme peut réfléchir sur ce qu'il voit et ce qu'il entend, sur ce que lui dicte sa conscience, et à partir de là s'ouvrir à la lumière qui est la vie, manifestée en Jésus Christ. Empêcher cela, c'est faire avancer l'instauration de la dictature mondiale radicalement anti-humaine.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

jeudi 15 décembre 2016

"Ils ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux."


Les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas son baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. Ces mots, dans la bouche de Jésus lui-même, ont quelque chose de terrifiant. Ensuite il y a eu la Passion rédemptrice, la Mort et la Résurrection du Christ: l'Effusion pascale de l'Esprit et la manifestation de l'Eglise envoyée à tout le genre humain annonçant la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus Christ. Quiconque croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui refusera de croire sera condamné. Qu'en est-il alors, de notre génération après 2000 ans de prédication évangélique? Alors que tous les péchés, passés, présents et futurs ont été déjà expiés, pardonnés, réparés: rejeter maintenant le dessein que Dieu avait sur nous. Il nous faut le courage apostolique de penser cela. Nous ne sommes plus au temps des promesses, et tout reste encore possible. Nous sommes depuis 2000 ans dans le temps des accomplissements, et l'impossible est déjà advenu. Voilà la merveille et l'horreur de notre temps. Tandis que les méchants mettent le paroxysme à leur iniquité, sûrs apparemment d'une totale et définitive impunité, nous avons à annoncer après la Miséricorde, la venue du juste Juge, qui n'est pas un Dieu ami du mal: et tous le verront, même ceux qui l'ont transpercé. En vérité, nous ne voyons plus guère que la prière du Rosaire, accumulant les prières pour nous maintenant et à l'heure de notre mort, afin que les mystères du Christ ne nous soient pas étranger lors de sa manifestation glorieuse.


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mercredi 14 décembre 2016

"Les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle."


Aujourd'hui, fête de saint Jean de la Croix, qui nous permet d'entrer plus profondément dans la question de saint Jean Baptiste Dimanche dernier, et que nous retrouvons dans l'Evangile de la messe de ce jour. Il y a en effet, une sorte de dialectique de la foi. D'un côté, Jésus opère des miracles, qu'il qualifie de signes permettant à saint Jean Baptiste d'avoir sa réponse: les prophéties sont accomplies, donc Jésus est bien le Messie. D'un autre côté, la foi repose sur la seule autorité de la Parole de Dieu qui se révèle, nous croyons parce qu'il est Dieu, et non pas sur l'évidence de ce que nous voyons. C'est la raison pour laquelle, dans sa Montée du Carmel, saint Jean de la Croix trace le chemin le plus droit, balisé de "nada, nada, nada" rien de rien, tant qu'on n'est pas au sommet; et il a un poème fameux dont le refrain revient à la fin de chaque strophe: bien que ce soit de nuit.




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mardi 13 décembre 2016

"Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu."


Aujourd'hui, fête de sainte Lucie: messe pour la France à saint Jean de Latran.
Nous retrouvons dans l'Evangile de ce jour, ce que nous avions il y a quelques jours avec saint Jean Baptiste et les gamins qui s'interpellent sur les places. Rien ne convient vraiment; et ici, on dit et on ne fait pas, et perclus d'orgueil on est incapable de se remettre en cause pour être sauvé. De l'acédie qui ruine les catholiques de notre temps, la Vierge Marie peut nous sortir, plus sûrement encore que saint Jean Baptiste: elle enfante Jésus Christ en nous et nous en Jésus Christ.




Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise:


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lundi 12 décembre 2016

"Nous ne savons pas."


Aujourd'hui, fête de Notre Dame de Guadalupe.
On sait l'histoire et l'image miraculeuse sur le manteau de vilain tissu de san Juan Diego, destinée à emporter l'adhésion de l'évêque. Une image que l'on étudie comme l'on avait étudié le Saint Suaire. Du coup, l'Evangile de la messe de ce jour devient percutant: nous ne savons pas. Nous ne savons pas, après 2000 ans de christianisme, avec le surnaturel structurellement diffus dans la sainte Eglise et la vie chrétienne, avec les miracles pour monnaie courante dans l'unique vraie religion; sans parler de l'universelle persécution qui s'abat sur les chrétiens. Il s'agit en réalité d'un refus, d'un endurcissement dans la rébellion. Seule la miséricorde divine peut vaincre un tel enfermement, avant que ne resplendisse la justice.




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dimanche 11 décembre 2016

3° Dimanche de l'Avent

"Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?"


La question que saint Jean Baptiste envoie poser à Jésus est source pour nous d'une immense action de grâces: nous savons qu'il n'y a pas à chercher autre chose que Jésus Christ. En nous donnant son Fils, Dieu nous a tout donné: nous sommes fils de la plénitude, même si elle est pour nous insondable, tandis que les autres sont livrés à l'angoisse de ne savoir où se tourner, à qui donc aller. aurons-nous la simplicité et la charité de leur partager notre joie? Comprenons-nous dans quel malheur le relativisme plonge les gens?


samedi 10 décembre 2016

"Nous aussi nous posséderons la vraie vie."


Aujourd'hui, quatre baptêmes de petits enfants.
Messe en l'honneur de la Vierge Marie, fille de Sion. Elle se superpose ainsi à la figure de saint Jean Baptiste que Jésus lui-même décrypte à partir du prophète Elie. Si le destin funeste de saint Jean Baptiste nous inquiète, la puissante intercession de Marie nous aide à y voir encore une prophétie de l'Incarnation rédemptrice: elle-même, Marie, se tenait debout au pied de la Croix de son Fils, précisément là où nous avons été enfantés à la vie divine.


vendredi 9 décembre 2016

"La sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu'elle fait."


Dans l'Ancien Testament, Dieu se plaint qu'on n'obéit pas à ses commandements: alors qu'il aurait pu combler son peuple. Dans le Nouveau Testament, Jésus se plaint qu'on ne rejoignent pas les sentiments de son Coeur: la joie d'aimer et d'être aimé infiniment; la tristesse des péchés dont on ne se repent pas et des âmes qui se perdent. Evolution significative de l'un à l'autre Testament: c'est que les péchés ont pour ainsi dire changé de statut théologique avec l'incarnation rédemptrice du Christ.




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jeudi 8 décembre 2016

Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie

"Que tout m'advienne selon ta parole."


A chaque fois que nous lisons le récit de l'Annonciation, nous sommes frappés par la simplicité absolue de l'événement: et pourtant il s'agit de l'Incarnation du Verbe, l'événement le plus grand de toute l'histoire de la Création, de la Révélation et du Salut. Nous retrouvons quelque chose de cette simplicité et de cette puissance dans le mystère de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. D'ailleurs, Satan n'y a strictement rien vu: nous ne voyons nulle part dans l'Ecriture, qu'il soit venu tourner autour d'elle, essayer de la tenter, de la tester comme l'on dit. Visiblement, il n'y avait rien là qui puisse l'intéresser. D'où son horreur maintenant chaque fois que retentit l'invocation "ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous", proclamant la victoire totale du Christ sur le mal.




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mercredi 7 décembre 2016

"Je suis doux et humble de coeur."


Aujourd'hui, messe d'armes pour l'artillerie, les canoniers comme on les appelait dans la Marine: sainte Barbe.
Célébrer un patron d'armes, c'est au moins deux choses: spontanément se mettre sous la protection supérieure; courageusement faire le point, retrouver le sens des valeurs comme l'on dit aujourd'hui, revenir au meilleur de soi-même. Or pour les artilleurs, cette double démarche est pour ainsi dire portée à l'extrême: la peur du feu remonte à la nuit des âges; mais la tentation prométhéenne de ravir le feu du ciel et de le mettre en oeuvre selon notre volonté, dépasse aujourd'hui l'entendement; elle est totalement d'actualité. Les lectures de la messe de ce jour viennent providentiellement nous rejoindre sur ces deux points.




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mardi 6 décembre 2016

"S'il arrive à la retrouver."


Aujourd'hui, fête de saint Nicolas: garde-nous de tous les périls, pour qu ele chemin du salut soit dégagé devant nous.
Les lectures de la messe de ce jour sont typiques du temps de l'Avent, avec le fameux chapitre 40 du prophète Isaïe: consolez, consolez mon peuple; une voix crie dans le désert, applanissez le chemin car le Seigneur vient. Et il vient chercher ce qui était perdu: il nous faudra l'éternité pour entrer dans cet amour d'un Dieu qui aime les hommes, malgré tout et quoi qu'il arrive, aux antipodes de tout ce qui est horriblement raconté sur lui. De cette pureté de la vérité, l'Eglise est établie gardienne, pour que chacun puisse continuellement reprendre pied.




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lundi 5 décembre 2016

"Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd'hui."


Le plus marquant dans l'évangile de la messe de ce jour est certainement de nous faire comprendre, avec ces porteurs qui amènent le paralysé devant Jésus, qu'il nous est impossible par nous-même de revenir au Seigneur si lui-même ne nous fait pas revenir. Le péché est une spirale qui nous entraîne toujours plus loin, toujours plus profond. Mais Jésus est allé jusqu'au bout, plus bas que le dernier des derniers, afin de pouvoir nous remonter tous: non pas en reparcourant à l'envers, mais en allant au-delà, après avoir fracassé les portes de la mort et des enfers, dans le triomphe de sa Résurrection. 




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

dimanche 4 décembre 2016

Deuxième Dimanche de l'Avent

"Convertissez-vous car le royaume des Cieux est tout proche."


La question n'est pas vraiment que saint Jean Baptiste soit dur, et Jésus doux et humble de coeur. La question c'est que nous sommes endurcis dans nos péchés. La preuve en est qu'à l'annonce du Jugement, nous nous mettons spontanément du côté des méchants, et nous le redoutons et le différons. Alors qu'en réalité, nous devrions, avec les humbles et les petits, nous réjouir qu'enfin le Seigneur vienne faire justice. Et de tous ceux qui croient avoir le pouvoir ici-bas, il ne restera que la balle dans le vent.


samedi 3 décembre 2016

"Voici le chemin: prends-le."


Aujourd'hui, fête de saint François Xavier, patron principal des Missions, qui vient opportunément nous rappeler la dimension universelle de l'Incarnation du Christ et de la Rédemption. Les polémiques à répétition sur la crèche et l'aïd el kebir, oui en France, nous induirait à croire qu'il s'agit de communautarisme confessionnel: en réalité, il s'agit pour ce qui est du Christ, de la marche du genre humain et de la vocation divine de tout homme, dans la conscience de qui le Maître parle avec autant de fermeté que de douceur.


vendredi 2 décembre 2016

"Prends pitié de nous, fils de David."


L'oraison de la messe de ce jour comporte une formule qui doit nous faire réfléchir: le péril où nous mettent nos péchés. Nous sommes tellement habitués aux péchés que nous n'y faisons même plus attention: quant au péril auquel ils nous exposent, nous n'en avons même plus l'idée. Et ainsi nous sommes littéralement perdus: la Bonne Nouvelle n'a plus aucun sens pour nous. Que le Seigneur vienne à notre aide et ouvre nos yeux; qu'il nous porte secours: sois fort en nous!




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

jeudi 1 décembre 2016

"C'est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux."


Faire la volonté de Dieu, c'est au moins deux choses. Premièrement, accepter consolation ou désolation comme venant également de sa providence paternelle: qui veut ou permet pour notre plus grand bien, et notamment dans la perspective de la vie éternelle qui devrait être l'objet primordial de tout nos soins. Deuxièmement, prendre pour règles concrètes de vie les Dix Commandements, les Huit Béatitudes, les Cinq préceptes de l'Eglise, simplement, loyalement, humblement.




Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise: J. Bompard à l'AN aujourd'hui


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 30 novembre 2016

Fête de saint André, apôtre

"Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent."


La fête de saint André a une tonalité spécifiquement oecuménique, parce qu'il est le frère de saint Pierre, et le patron du patriarcat de Constantinople. Mais nous ne devons pas succomber à l'impression des églises soeurs: saint Pierre est le chef du collège apostolique. Il reste néanmoins vrai que la foi naît de ce qu'on entend, comme le rappelle la première lecture de la messe de ce jour: il faut donc que nous ayons la simplicité et le courage de proclamer la Parole de la révélation à temps et à contre-temps. L'enjeu en est le salut éternel de nous-mêmes et de ceux qui en entendant, croiront.




Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise: entretien de Michel Drac sur tvlibertes.com


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mardi 29 novembre 2016

"La connaissance du Seigneur remplira le pays."


Tandis que le péché a occulté l'idée de Dieu, le salut consiste en l'annonce de la Vérité sur Lui: car l'éclipse du sens de Dieu provoque aussi un obscurcissement de la conscience jusqu'à ce que même l'humain ne soit plus reconnu. Le Sauveur est le Verbe, la Vérité subsistante, le chemin et la vie. Dans l'air relativiste frelaté que nous respirons, nous avons ne voyons plus que la plus haute charité est la diaconie de la vérité, pour reprendre l'expression lumineuse de saint Jean Paul II.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

lundi 28 novembre 2016

"Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit."


L'humilité du centurion de l'Evangile nous introduit au temps de l'Avent, comme il nous introduit à la communion eucharistique lors de chaque messe: Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri. Son attitude est un appel à entrer résolument dans la voie de la foi. La foi vient de ce qu'on entend, non de ce que l'on voit, de ce que l'on touche. Tenons-nous en à la Parole de celui qui ne peut ni se tromper ni nous tromper: le ciel et la terre passeront, ses paroles ne passeront pas.




Sur le site de la doctrine sociale de l'Eglise, un long entretien passionnant de Eric Zemmour sur tvlibertes.com


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

dimanche 27 novembre 2016

Premier Dimanche de l'Avent

"Veillez donc."


Tous rappellent en ce premier Dimanche de l'Avent, les trois avènements du Seigneur. Mais on insiste moins, sous l'idéologie consensuelle, à propos du grand partage qu'opérera la manifestation de la Vérité lors du Jugement: l'un est pris, l'autre laissé. C'est pourquoi il importe de redire avec force que tout ce qui est d'ici-bas ne vaut que comme propédeutique, préparation, familiarisation aux moeurs de Dieu pour pouvoir supporter sa venue et vivre éternellement de Lui.


samedi 26 novembre 2016

"Restez éveillés et priez en tout temps."


Alors que nous abordons le temps de l'Avent avec les premières Vêpres de ce Dimanche, nous célébrons la messe en l'honneur de la Vierge Marie, mère de l'Espérance. La bienheureuse espérance et très sûre, puisque nous avons déjà dans la grâce du Christ et la vie chrétienne la substance même de la gloire future, notre Seigneur Jésus Christ. Voici que je viens sans tarder.


vendredi 25 novembre 2016

"Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas."


Aujourd'hui, messe en l'honneur du Sacré Coeur de Jésus: ce qui éclaire grandement les textes apocalyptiques de ces derniers jours de l'année liturgique. Jésus est vivant, ressuscité: sa chair glorieuse a une réalité plus consistante que l'univers d'ici-bas. De sorte que les cieux et la terre nouvelle ne sont pas des images, mais des réalités qui nous sont promises, car nous demeurerons dans le Christ éternellement. C'est la raison pour laquelle l'apocalypse, selon la foi chrétienne, est foncièrement bienheureuse et non pas terrifiante: comme un figuier qui bourgeonne, comme aussi pour des noces. Très éloigné, en fait, des perspectives millénaristes qui ont brodé à partir de la vision que nous avons en première lecture de la messe de ce jour.





Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise:


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

jeudi 24 novembre 2016

"Heureux les invités au repas des noces de l'Agneau."


Aujourd'hui, fête des martyrs du Vietnam. Cela nous aide à prendre au pied de la lettre et au concret les discours eschatologiques et apocalyptiques de Jésus lui-même: il ne s'agit pas de quelque secte d'exaltés, mais l'annonce de son Retour par le premier Protagoniste de l'événement. Tout ce qui fait l'orgueil d'ici bas sera englouti: "toussa" jamais plus. Or, comme on le voit au spectacle d'une république en campagne électorale, les catholiques sont massivement dans les calculs mondains et non pas dans la simplicité du témoignage: ajoutant à l'iniquité, le scandale. Alors qu'étant du Christ, ils devraient s'afficher en vainqueurs, prêtres prophètes et rois de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui descend continuellement du ciel, d'auprès de Dieu.




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mercredi 23 novembre 2016

"C'est par votre persévérance que vous garderez votre vie."


Le Mercredi, nous prions au cours de la Messe pour nos soldats en déploiement extérieur et intérieur, pour leurs épouses, pour leurs familles. Non pas seulement par affection naturelle, mais dans le lien de la foi, de l'espérance et de la charité établi par Dieu, plus fort que les péchés et plus fort que la mort; et comme membre du même Corps mystique, la sainte Eglise. Du coup, nous comprenons de façon simple les avertissements du Seigneur pour ces temps qui sont les derniers, temps de persécutions et d'épreuves.




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mardi 22 novembre 2016

"Prenez garde de ne pas vous laisser égarer."


Aujourd'hui, fête de sainte Cécile, vierge et martyre de l'antiquité romaine, patronne des musiciens. Mais le 22 novembre est aussi la fête nationale du Liban: et là, un immense remord nous saisit. Il y a quelques décennies, saint Jean Paul II avait écrit une lettre apostolique, doublée d'une adresse à tous les chefs d'états, dans laquelle il disait: la disparition du Liban serait une perte irréparable pour l'humanité. Nous voyons avec le recul du temps que son appel, qui n'a pas été entendu, était terriblement prophétique, puisque les répercussions s'en font sentir désormais aussi chez nous. les mots de Jugement, dans l'Evangile, deviennent alors lumineux: la justice immanente précède toujours le Jugement Dernier.




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lundi 21 novembre 2016

Présentation de la Vierge Marie

"Elle a mis tout ce qu'elle avait pour vivre."


Cette pauvre veuve a pris sur son indigence: elle a mis tout ce qu'elle avait pour vivre. Jésus est admiratif et le fait noter aux apôtres, toujours prompts à se demander qui est le premier. Et pourtant, de tout cela il ne restera pas pierre sur pierre: l'épisode marque en effet le début du discours sur la ruine du Temple. La gloire éternelle, et la divinisation, comme déjà la grâce, ne peuvent être reçue que continuellement donnée par le Seigneur et jamais possédée, ni à partir de soi, ni à partir du don de Dieu antérieur. Ce n'est pas un nouveau genre d'ascèse, ni même simplement le combat de la foi: c'est la nature même de l'amour infini qui est Dieu.




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dimanche 20 novembre 2016

Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'univers

"Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis."


La coïncidence de la célébration de deux baptêmes de petits enfants avec la solennité du Christ Roi est significative immédiatement. D'abord, nous comprenons que nous sommes baptisés pour la vie éternelle: aujourd'hui, tu seras avec moi dans le Paradis. Ensuite nous voyons que le Tout Puissant rassemble son Royaume en commençant par les tout petits: rempart que tu opposes à l'adversaire, où l'ennemi se brise en sa révolte. Ce qui recouvre en fait un terrible combat qui coïncide avec l'histoire du genre humain: dans une société qui bafoue jusque dans sa législation chacun et l'ensemble des Dix Commandements, comment vivre en paix tranquillement pour notre Dieu? Mais on a dit qu'il était plus fort même que la mort: c'est donc à lui qu'il faudra rendre des comptes, peut-être plus tôt que l'on croit et sans doute plus rigoureusement après un Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, dont les portes sont désormais fermées.


samedi 19 novembre 2016

"Ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection."


Aujourd'hui, messe en l'honneur de la Vierge Marie, reine de l'univers. Dans le rayonnement de la solennité du Christ roi de l'univers, nous comprenons très simplement que s'il est roi, elle est reine, puisqu'elle est sa mère. Ce qui manifeste la richesse de l'unique médiation du Christ, dans laquelle elle a une participation propre, maternelle: de même que le Christ intercède continuellement devant le Père pour ceux qu'il ne rougit pas d'appeler ses frères, de même la Vierge Marie, du sommet de sa gloire coopère à l'enfantement et à l'éducation de tous les fils de Dieu que la foi engendre à la vie.


vendredi 18 novembre 2016

"Dans ta bouche il sera doux comme le miel."


Aujourd'hui, anniversaire de la dédicace des basiliques de saint Pierre et de saint Paul à Rome. La coïncidence liturgique avec l'épisode des vendeurs chassés du temple est éclairante:  les églises chrétiennes succèdent aux temples païen et au temple de Jérusalem; mais ne pensons pas que viendra un temps où les églises chrétiennes seront désertées pour laisser la place à la religion suivante. Si Jésus chasse les vendeurs de tous les temples, c'est parce qu'il instaure le culte nouveau, l'adoration en esprit et en vérité, la communion des personnes avec le Père et le Fils et le Saint Esprit jusque dans l'éternité: l'alliance nouvelle est éternelle et ne passera pas. Par contre, chacun d'entre nous peut encore déchoir, tant qu'il n'est pas arrivé dans la Patrie; c'est celui qui persévère jusqu'à la fin qui est sauvé.




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jeudi 17 novembre 2016

"Dominus flevit."


Voyant la ville, il pleura sur elle. On peut se demander quel regard porte en ce moment Jésus sur nos pays chrétiens depuis 2000 ans: navré d'un tel endurcissement, qui l'oblige après un jubilé extraordinaire de la Miséricorde, à en venir maintenant à la grâce plus abrupte de sa Justice, consolation pour les uns, terreur de tous côtés pour les autres. Le salut ne consiste pas à revenir à un statu quo ante, mais à traverser la mort pour entrer dans la résurrection; non pas un retour au paradis terrestre, mais l'entrée dans la communion du Père et du Fils et du Saint Esprit pour une éternité bienheureuse.




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mercredi 16 novembre 2016

"Je vais te juger sur tes paroles."


Aujourd'hui, messe pour nos soldats en déploiement intérieur et extérieur, pour leurs épouses, pour leurs familles.
La parabole que Jésus raconte dans l'Evangile de la messe de ce jour indique clairement que nous devons porter du fruit. Or il y a une partie inquiétante, qui nous aide à comprendre que tous les choix ne sont pas indifférents: libres et/mais responsables. Pourquoi donc même ceux qui ont rayé Dieu de leur vie restent concernés par lui et devront rendre des comptes? Parce que Dieu est le Créateur, et tous lui vouent cette adoration primordiale d'exister, sur sa parole. Si l'athéisme est tellement répandu chez nous, c'est parce que dès l'âge le plus tendre, à l'école, on ruine dans les esprits toute idée de création, et donc aussi de Créateur.




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mardi 15 novembre 2016

"Voici que je me tiens à la porte et je frappe."


Aujourd'hui, fête de saint Albert le grand.
Les lettres de l'Apocalypse aux sept églises semblent écrites pour nous. Ainsi à Sardes: ton nom est celui d'un vivant mais tu es mort. Que de morts vivants autour de nous, écrasés de matérialisme qui les laisse tout alanguis, incapable même d'appeler au secours le Sauveur dont le nom est partout tu. Et mieux encore à Laodicée: tu es tiède, voilà pour les catholiques proie de l'esprit du monde; et surtout tu te crois riche, mais tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu. Haute finance sans économie réelle, monnaie de papier: jusqu'à ce que "toussa" s'évanouisse sans crier gare.




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lundi 14 novembre 2016

"Retrouve la vue. Ta foi t'a sauvé."


Aujourd'hui, messe en l'honneur de la Vierge Marie, mère de la Providence, afin de mettre à profit les tous derniers jours du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. De fait, les lectures de la messe de ce jour ne nous entraîne pas sur le terrain des peurs millénaristes et apocalyptiques, mais vers le sens de notre conversion, c'est à dire la foi à la fois humble, dépouillée, et surnaturelle. avec ses deux versants traditionnels: aujourd'hui la guérison de l'aveugle, la lumière; demain Zachée, le renoncement au mal.




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dimanche 13 novembre 2016

Dimanche XXXIII dans l'Année

"Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu."


Aujourd'hui, fermeture des portes saintes de la miséricorde dans les diocèses du monde: seule reste la porte sainte de Saint Pierre de Rome jusqu'à Dimanche prochain.
Avec la fin de l'année liturgique, la foi se tourne vers le deuxième avènement du Christ, la fin du monde et le Jugement final. Nous vivons à ce sujet un paradoxe curieux: les premiers chrétiens, qui étaient en réalité encore loin de la fin du monde, pensaient qu'elle était imminente; d'où le radicalisme évangélique de leur attitude. Et nous, qui en sommes mathématiquement plus proches, nous n'en avons cure; d'où notre tiédeur jusque dans la foi. Pourtant, de tout ce qui séduit actuellement nos yeux, il ne restera pas pierre sur pierre, tout sera détruit. Que les thèmes apocalyptiques servent donc notre conversion: le temps est peut-être plus court que nous ne pensons. Le Juge est à nos portes.


samedi 12 novembre 2016

""Rends-moi justice contre mon adversaire."


Aujourd'hui, fête de saint Josaphat, martyr de l'unité avec Rome. Comme le furent aussi tant de prêtres réfractaires au temps de la révolution dite française. Alors que l'oecuménisme, avec le temps, semble être la bénédiction d'un bout de chemin en semble, il est salutaire de redire qu'on peut donner sa vie pour garder la communion avec le successeur de Pierre, dans la plénitude de la foi catholique. Du coup la dernière phrase de l'évangile de la messe de ce jour résonne curieusement: le Fils de l'homme quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?


vendredi 11 novembre 2016

"Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours."


Aujourd'hui, fête de saint Martin, patron secondaire de la France, patron du Service du Commissariat des Armées.
Soldat dans les légions de l'empire romain, ermite, prêtre, évêque de Tours, apôtre des Gaules: quelle fécondité pour ce jeune homme. Qu'en est-il de nos jeunes si souvent désoeuvrés et aigris, terriblement passifs, qui semblent subir leur vie? Le patronage de saint Martin n'est pas qu'une protection pour notre pays, c'est surtout une invitation pressante à nous convertir. D'autant plus que la coïncidence liturgique nous fait entendre dans l'évangile de la messe de ce jour, l'avertissement de Jésus lui-même: comme cela s'est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l'homme.




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