jeudi 21 septembre 2017

Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste

"Miserando atque eligendo."


Nous ne pouvons pas entendre la vocation de saint Matthieu, sans penser à la devise épiscopale du Pape François, tirée du commentaire de saint Bède le Vénérable: miserando atque eligendo, faisant miséricorde et choisissant. Que fait alors saint Matthieu? Il amène les pécheurs à Jésus pour qu'il les sauve comme lui-même a été sauvé. C'est encore cela que la dévotion au Coeur immaculé de Marie nous permet de retrouver avec urgence en cette année du centenaire des apparitions: prier et nous sacrifier pour que les pécheurs puissent faire pénitence et se convertir afin de ne pas être damnés, trouvant nous-mêmes dans cette dévotion notre propre sanctification par l'exercice d'une charité qui est d'abord celle de la Sainte Trinité.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 20 septembre 2017

"Par tous ses enfants la sagesse de Dieu a été reconnue juste."


Aujourd'hui, fête des saints martyrs de Corée: occasion providentielle pour supplier, par leur intercession, que les crises soient dépassées et que s'éloigne le spectre de la guerre. L'Eglise de Corée est fameuse par le fait qu'elle s'est d'abord constitué par l'apostolat des laïcs, jusqu'à ce qu'il puisse y avoir des prêtres d'abord clandestins puis connus, ce qui déclencha de terribles persécutions. Haute dignité des fidèles du Christ: tout autre chose que ce que nous faisons et ce que nous sommes, exactement comme ces gamins de la génération de Jésus. Car devant ce qui commence à nous impressionner, nous devons hélas nous dire que cela est du non seulement à la malice des méchants, mais aussi, au mieux à notre désertion, au pire à notre complicité. Que Dieu nous prenne en pitité et ne nous livre pas aux mains de nos péchés.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mardi 19 septembre 2017

"Jésus le rendit à sa mère."


En cet anniversaire de Notre Dame de La Salette, nous célébrons une messe votive en l'honneur du Coeur immaculé de Marie. Et la providence liturgique nous fait entendre le récit de la résurrection du fils de la veuve de Naïm, qui comporte ce verset: Jésus le rendit à sa mère. Echo du miracle d'Elisée, figure annonçant le Christ, et prophétie de sa propre mort et résurrection. C'est donc dans l'intimité du Seigneur et de sa Mère que nous reconnaissons les cortèges de mort de notre humanité, que vient rencontrer l'Eglise, Corps mystique du Christ. La mort dont Jésus nous sauve étant finalement la mort éternelle, la damnation. On comprend alors les larmes de Notre Dame de La Salette, tandis qu'elle rappelle les Commandements que l'on bafoue, piétinant la face du Seigneur, et rendant vaine pour nous sa Croix.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

lundi 18 septembre 2017

"Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit."


Textes splendides pour les lectures de la messe de ce jour, mais qui sont quelquefois dévoyés. La profession de foi du centurion, est répétée par tous, prêtres et fidèles, juste avant de communier. Non pas parce que les non-chrétiens ont plus de foi que les fidèles, mais bien parce que ce païen a été attiré à Jésus et lui donne toute sa foi, prémisses des Nations qui rentreront dans l'Eglise en accueillant la Bonne Nouvelle du Christ.
C'est d'ailleurs pour cela que nous prions pour tous les hommes, et spécialement pour ceux qui les gouvernent: non pas pour justifier les régimes, mais parce que des pouvoirs publics dépend normalement le minimum de sécurité qui permet aux hommes de vivre ensemble. Ce qui n'empêche que les fidèles doivent s'efforcer d'inscrire aussi dans les institutions et dans la culture, les valeurs humaines et chrétiennes; car par les corps intermédiaires, les personnes sont aidées ou empêchées d'accéder à la foi qui les sauve.
De fait, lorsque l'Apôtre affirme que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, il précise: et parviennent à la connaissance de la vérité. Tous sont appelés, mais tous ne répondent pas à la vocation divine, aveuglés par l'erreur ou endurcis dans l'iniquité. C'est la foi qui sauve, et le baptême: c'est-à-dire l'accueil de l'Evangile reconnu comme la vérité à laquelle l'homme est tenu de soumettre sa vie. La foi est donc méritoire et trouve sa récompense dans la gloire; l'infidélité et l'impiété encourent  le châtiment et le désespoir d'une perte éternelle.
Voilà pourquoi dans sa miséricorde, le Seigneur nous demande de prier et d'offrir des sacrifices en réparation pour que les pécheurs puissent se convertir avant la mort et être sauvés; ce que Notre Dame relaie à Fatima par la dévotion réparatrice à son Coeur immaculé.


Pour mémoire, sur le site du catéchisme et intelligence de la foi:

dimanche 17 septembre 2017

Dimanche XXIV dans l'Année

"Saisi de compassion."


C'est un effet de nos péchés, de nous mettre toujours au centre de la considération en réduisant tout à nous-mêmes. Or dans la parabole du débiteur impitoyable, tout est démesure: les dix mille talents et la vie éternelle. Qu'est-ce que les offenses qu'on me fait à côté de cela? Surtout que saint Paul explique: que nous vivions ou que nous mourrions, nous appartenons au Christ. Pourquoi? parce qu'il nous a rachetés au prix de son sang. Et c'est donc lui qui répondra pour nous aussi bien de nos dettes que des offenses que nous supportons. Nous sommes enfants de Dieu, et nous n'avons donc en réalité que des frères.




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Samedi 16 septembre 2017

"Ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du coeur."


Aujourd'hui, fête des saints Corneille et Cyprien. Dans la question des "lapsi", les chrétiens qui avaient renié pendant la persécution et demandaient à faire pénitence, saint Cyprien et l'Eglise catholique ont toujours privilégié la miséricorde, laissant à Dieu le jugement. Ce que saint Paul indiquait déjà dans sa propre personne: S'il m'a été fait miséricorde, c'est afin qu'en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle.


vendredi 15 septembre 2017

Notre Dame des Douleurs

"Ton âme sera traversée d'un glaive."


Nous célébrons aujourd'hui la compassion de la Vierge Marie. Intimité insondable pour nous, de la souffrance du Fils et de la souffrance de la Mère, par amour, l'un avec l'autre, et l'un par l'autre et l'un pour l'autre. Mais ce que vivent ici Jésus et sa Mère, a d'abord été vécu par le Père et le Fils. Car il s'agit bien de l'effusion de l'Esprit Saint, dont la matière et les espèces sont cette fois nos faiblesses, et nos souffrances et même nos péchés. Et c'est pourquoi nous pouvons entrer à notre tour dans cette circulation de la charité rédemptrice, par la dévotion réparatrice qui dépose en nous la réciprocité de l'amour. Là encore, la dévotion au Coeur immaculé de Marie est en plein dans ce qu'il nous fallait pour ces jours où nous sommes.