dimanche 20 août 2017

Dimanche XX dans l'Année

"Les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres."


Les miettes, la table d'un festin, les petits chiens, enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes. Nous sommes reçus au festin eucharistique sans distinction de races, de langues, de peuples, et si nous sommes baptisés et en état de grâce, nous nous attablons comme enfants du Roi au banquet où Dieu se donne en nourriture. Pourquoi baptisés et en état de grâce? Saint Paul l'explique dans la deuxième lecture: tous les hommes sont enfermés dans la désobéissance et seul Jésus leur permet de trouver miséricorde, parce qu'il s'est offert pour eux. Il faut donc s'être voué au Christ et s'efforcer de vivre de son Evangile pour s'approcher de cette table sainte: car c'est au nom du Christ que nous y sommes reçus.
Parlons donc de ces petits chiens. Nous ne prenons pas garde qu'en faisant ainsi miséricorde à tous, le Christ a tué la haine. Il a abolit entre les hommes la cause la plus féroce de toutes les guerres, dont nous voyons encore de nos jours ces dernières semaines, ces tout derniers jours, combien elle peut être meurtrière. Dans l'Antiquité il n'y avait que les Juifs à connaître la révélation de Dieu, tous les autres n'étaient que des païens, des chiens de païens sans Loi, sans héritage, sans espérance.  Mais les Juifs n'ont pas reconnus le Messie, ils ont rejeté le Christ. Alors les Apôtres se sont tournés vers les païens, leur annonçant la Bonne  Nouvelle du salut en Jésus Christ, qu'ils ont accueillie avec joie: appelés au même héritage, aux mêmes promesses, par la foi.
En Jésus Christ il n'y a donc plus de chiens d'infidèles, ni de mécréants, il n'y a plus que des frères, appelés à la gloire, compagnons d'éternité s'il est possible. Ce n'est qu'en se tournant vers l'Evangile du Christ et en acceptant Jésus comme seul Seigneur que l'humanité trouvera la paix.

samedi 19 août 2017

"On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant."


Aujourd'hui, fête de saint Jean Eudes.
Messe en l'honneur de Notre Dame Cause de notre Joie. La providence liturgique nous fait lire l'accueil des enfants par Jésus qui leur impose les mains en priant. On peut imaginer la joie. Mais avec la première lecture de la messe de ce jour, nous voyons aussi à travers les enfants notre faiblesse et notre difficulté à correspondre effectivement à ce que Dieu nous donne et qu'il attend de nous. Jésus l'a fait, et nous pouvons le faire par lui avec lui et en lui. Toute l'école française de spiritualité se retrouve là.


vendredi 18 août 2017

"Celui qui peut comprendre qu'il comprenne."


Lorsque nous envisageons de nous présenter devant Dieu, ce n'est pas vraiment pour réclamer un salaire. Au livre de Josué nous le voyons au contraire célébrer le don de Dieu, grâce après grâce. Et si dans l'Ancien Testament la perspective est surtout temporelle, dans le Nouveau Testament quand Dieu lui-même se donne et non pas seulement des dons venus de lui, alors nous entrons déjà dans la vie éternelle. Selon nos différents états de vie, tout nous devient école d'amour, sachant cependant que Dieu seul peut combler le coeur de l'homme: notre coeur est sans repos tant qu'il ne demeure en toi.


jeudi 17 août 2017

"Saisi de compassion le maître le laissa partir et lui remit sa dette."


Aujourd'hui, messe votive en l'honneur des saints Anges gardiens.
Car la parabole du débiteur impitoyable fait invinciblement penser à l'état effrayant du monde serré dans l'étau diabolique de la dette. Mais le dernier verset de l'évangile, qui semble n'avoir rien à faire avec la parabole, en est la clé: pourquoi donc Jésus se rend-il au-delà du Jourdain? Mais pour pouvoir revenir, tel un nouveau Josué et nous sauver dans la puissance de sa Mort et de sa Résurrection. Ayant supprimé toute dette, il ne permettra pas que nous soyons de nouveau asservis et fera resplendir sa gloire. Malheur à qui ne seront pas dans la part du Christ en ce Jour-là.

mercredi 16 août 2017

"Va lui faire des reproches seul à seul."


Aujourd'hui, fête de saint Etienne de Hongrie.
L'evangile de la messe de ce jour nous donne une illustration de cette oeuvre de miséricorde spirituelle qui consiste à faire des reproches au pécheur pour qu'il se convertisse. Nous sommes loin du compte, perclus d'individualisme. C'est pourtant la plus pure charité qui nous pousse: s'ils ne se convertissent pas avant leur mort, ils risquent le désespoir d'une perte éternelle. Renouvelons ainsi la vision surnaturelle de nos existences, comme l'indique aussi Moïse dans un autre registre: mourant sur le Mont Nebo après avoir contemplé la terre promise, mais sans pouvoir y entrer; tel Jean Paul II en pèlerinage au même endroit lors du grand Jubilé de l'An 2000 dont il percevait déjà qu'il lui apporterait aussi des déceptions.


mardi 15 août 2017

Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie

"Désormais tous les âges me diront bienheureuse."


Cette année, l'Assomption de la Vierge Marie, fête nationale, s'éclaire dans le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, et les demandes d'il y a 100 ans nous aident à comprendre ce que le Seigneur attend de nous dans l'étape que nous nous apprêtons à franchir. Nous sommes très peu à renouveler le voeu de Loui XIII, nous sommes très peu à célébrer le centenaire de Fatima. Que faut-il comprendre de cela? Certes, nous voulons être dans la part du Christ et aller au Ciel. Mais ce que le Ciel nous demande pour cela, c'est de prier encore et d'offrir les pratiques réparatrices demandées, en pure charité, pour la conversion des pauvres pécheurs, afin qu'ils puissent se convertir avant la mort, échapper à la damnation, et exulter sans fin dans la louange de la miséricorde divine qui peut encore être glorifié en nous et en eux. L'enjeu de ces semaines, de ces mois, de cette année jusqu'au prochain 15 août, est effrayant dans sa simplicité: la foi.


lundi 14 août 2017

"Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles."


Aujourd’hui, messe de la Veille de l'Assomption de la Vierge Marie au ciel, en corps et en âme. Les lectures de cette messe ouvrent sur l'intimité de ce mystère sur notre propre vie chrétienne, tandis que celles de la Messe du Jour semblent plus propices à éclairer par ce mystère la marche de l'humanité dans l'histoire et l'accompagnement que lui apporte l'Eglise par son apostolat. Nous retiendrons surtout ce qui est une giffle à la face de la culture de mort qui nous tyrannise: ô mort, où est ta victoire; ô mort, où est ton aiguillon? En Marie resplendit la victoire sur le péché et sur la mort, dans son Immaculée Conception et dans sa glorieuse Assomption.