mardi 23 janvier 2018

"Arrivent sa mère et ses frères."


Les lectures de la messe continuent à conduire providentiellement notre Semaine mondiale de prière pour l'unité des Chrétiens, en nous tournant vers le mystère de Marie, Arche d'alliance et Mère de Dieu. Voici que la Vierge concevra et elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom de Emmanuel, ce qui signifie: Dieu-avec-nous. Fille de Sion réjouis-toi car le Seigneur est en toi, en vaillant sauveur. La maternité divine de la Vierge Marie ne saurait être un épisode "technique" ponctuel, pour l'entrée du Christ dans le monde. Elle introduit au contraire Marie au centre du mystère du Christ, dès avant la création du monde, dans un unique décret de prédestination du Verbe incarné. Elévation d'une élection à oeuvrer avec Jésus Christ, par analogie à ce que fera la sainte Humanité du Christ, comme instrument de sa Divinité pour notre Rédemption.
Or l'Evangile précise que c'est là l'oeuvre de la foi: bienheureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur; celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère une soeur, une mère. C'est le cas de méditer cette affirmation de saint Isaac de l'Etoile: le Christ est resté dans le sein de la Vierge neuf mois; il demeure aux tabernacles de l'Eglise jusqu'à la fin du monde; il habite l'âme glorifiée des bienheureux pour l'éternité. Pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel: et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine, et homo factus est.


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

lundi 22 janvier 2018

"Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir."


Au coeur de la Semaine mondiale de prière pour l'unité des Chrétiens, la parole de Jésus sonne comme un avertissement: lui-même parle de satan, mais nous avions cru reconnaître les divisions même entre catholiques sur des points pourtant non-négociables. Heureusement que le Seigneur a promis que les portes de l'enfer ne l'emporteraient pas sur l'Eglise. Mais nous-mêmes, où en sommes-nous? de notre unité avec la Sainte Eglise dans sa Tradition ininterrompue et vivante depuis 2000 ans. Ceux-là seuls ont promesse de vie éternelle qui persévèrent en son sein de corps et d'âme. A l'inverse, quels liens le monde nous impose-t-il, qui vitrifient en nous la grâce et nous soumettent au pillage: celui qui a, on lui donnera encore; mais celui qui n'a pas se fera enlever même ce qu'il a. Nous évoquions en commençant l'ordre dispersé avec lequel le plus souvent nous allons au combat pour le bien commun. Mais pourquoi donc la première lecture nous dit-elle aujourd'hui: ils allèrent prendre David et lui donnèrent l'onction pour le faire roi?


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dimanche 21 janvier 2018

Dimanche III dans l'Année

"Il passe, ce monde tel que nous le voyons."


En ce début 2018, le rapprochement de l'Evangile avec la deuxième lecture est saisissant: pourquoi se convertir, croire à la Bonne Nouvelle? Parce que le temps est court, il passe, ce monde tel que nous le voyons. Du coup, les multiples intentions de ce Dimanche "ordinaire" trouvent leur cohérence comme appel pressant à la conversion: Semaine mondiale de prière pour l'unité des Chrétiens, voyage du Saint Père en Amérique latine, Marche pour la Vie à Paris, anniversaire de la mort de Louis XVI.


samedi 20 janvier 2018

"Comment sont-ils tombés, les héros?"


Nous poursuivons la Semaine mondiale de prière pour l'unité des Chrétiens avec la messe en l'honneur de la Vierge Marie, Mère de l'Unité. C'est pour le rayonnement de sa ferveur, en même temps que pour l'affection et le respect que l'on portait à la mère de Jésus, la Mère de Dieu, que la Vierge Marie est restée si longtemps auprès des premiers Chrétiens. Le ressort de l'oecuménisme authentique n'est donc pas dans un court-circuit de la Hiérarchie, mais dans un désir renouvelé de sainteté. Les lectures de la messe de ce jour proposent providentiellement: le manque de foi dans l'Evangile, ou le combat spirituel qui va jusqu'au don de sa vie afin de sauver son âme et ceux dont le salut est mystérieusement pour ne pas dire follement attaché au zèle de notre propre conversion.


vendredi 19 janvier 2018

"Donc il établit les Douze."


Le Seigneur semble lui-même remettre les pendules à l'heure pour la Semaine mondiale de prière pour l'unité des Chrétiens.
Ainsi l'Evangile de la messe de ce jour nous montre que la constitution hiérarchique de l'Eglise est voulue par le Christ dès son ministère public et avant même sa Pâque et l'Effusion de l'Esprit. Il établit les Douze; le mot de saint Marc est proprement: il créa les Douze. Collège stable et reconnu comme tel des les origines, dont la continuité historique dans la succession apostolique n'a jamais fait défection: garantie de la fidélité à la mission apostolique par l'autorité de la Hiérarchie sacrée voulue par le Christ, et fondement de l'unité.
D'autant que la première lecture rappelle, à travers la préfiguration de David, la dignité de l'onction chrétienne que nous recevons au Baptême. Nous sommes tous réellement consacrés par un seul Baptême: prêtres, prophètes et rois de la Nouvelle Alliance. Cette dignité fondamentale est la raison de l'unité indéfectible de l'Eglise, qui se manifeste précisément dans la structure hiérarchique de l'Eglise. Selon ce mot particulièrement heureux du Concile Vatican II: entre le sacerdoce royal des baptisés et le sacerdoce hiérarchique, il n'y a pas une distinction de degré, mais une distinction de nature; et ils sont ordonnés l'un à l'autre. Il n'y a donc pas opposition mais correspondance profonde des uns et des autres dans une cohésion dont le Saint Esprit est l'artisan, lui qui remplit le coeur de chaque fidèle en même temps qu'il remplit l'Eglise tout entière.
Nous ne pouvons entendre la parole de David à propos de Saül: "je ne lèverai pas la main contre celui qui a reçu l'onction du Seigneur", sans penser au 21 janvier 1993 où celui qui fut guillotiné ce jour-là le fut précisément parce qu'il avait reçu l'onction du Seigneur. D'où l'effrayant renversement qui s'en suivit.


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jeudi 18 janvier 2018

Semaine mondiale de prière pour l'unité des Chrétiens

"Il leur défendait vivement de le faire connaître."


L'heure est à l'Amérique du Sud: tandis que le Saint Père retrouve avec joie l'Amérique latine, ce sont les Caraïbes qui animent la Semaine mondiale de prière pour l'Unité des Chrétiens. Le thème cette année est celui d'Exode 15: le cantique de Myriam au sortir de la Mer Rouge. "Chantons le Seigneur, car il a fait éclater sa gloire: il a jeté à l'eau cheval et cavalier". Célébration du triomphe de Dieu sur les méchants pour la libération de son peuple. Le mouvement est donc de revenir aux sources du salut pour retremper l'unité dans ce creuset de la détresse commune, lorsque l'on criait vers le Seigneur, et il nous entendait. L'unité visible se trouverait donc aux antipodes de l'autosatisfaction, dans l'entraide et le soutien mutuel. La Caraïbe ne pouvait passer le thème de la libération d'Egypte sans se focaliser aussi sur l'esclavage et l'expérience de la libération par le Seigneur. Tel est aussi ce qui ressort de l'Evangile de la messe de ce jour pour la deuxième semaine du Temps Ordinaire: tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur Jésus pour le toucher, tandis qu'il commande aussi aux esprits impurs. 
Comment ne pas sentir, dans le grand désarroi actuel du monde et de l'Eglise, que c'est en criant au secours que nous recevrons du Seigneur la grâce de l'unité visible retrouvée: la voie royale n'avait-elle pas été formulée par saint Jean Paul II pour le grand Jubilé de l'An 2000, comme oecuménisme des martyrs?


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mercredi 17 janvier 2018

"David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou."


Aujourd'hui, fête de saint Antoine, patron d'Arme de la Légion Etrangère. La coïncidence liturgique particulièrement éloquente, nous fait entendre en première lecture de la messe, le récit du combat de David et Goliath. Mais l'Evangile proposé par le Diocèse aux Armées évoque aussi l'éthique du soldat: ne faites pas de violence gratuite et contentez-vous de votre solde. C'est donc finalement le détachement, le dépouillement et l'austérité de saint Antoine, Père du désert, qui nous parlera le plus. Qui comprendra que la fronde de David, est une préfiguration du chapelet de Marie.




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