jeudi 1 octobre 2015

Fête de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

"Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?"


Aujourd'hui, fête de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, docteur de l'Eglise, patronne principale des Missions, patronne secondaire de la France, excusez du peu pour cette petite normande. Le Seigneur accrédite sa petite voie de la sainte Enfance, en lui donnant d'opérer miracles et merveilles, et selon sa promesse: elle passe son ciel à faire du bien sur la terre. Pour comprendre l'esprit d'enfance, il suffit de faire la différence entre un enfant qui boude et un enfant qui joue de toutes ses forces, qui a mal de toutes ses forces, qui mange son goûter de toutes ses forces: quand on sera grand on fera tant de choses! Et Dieu en effet, surpassera notre attente. Au péché originel, comme soupçon et orgueil, répond ainsi la sainte Enfance, avec confiance et humilité.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 30 septembre 2015

"Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête."


Aujourd'hui, fête de saint Jérôme, docteur de l'Eglise. Ascète, retiré dans une grotte à Bethléem, dans la contemplation du mystère du Christ, et traducteur de la Bible en latin, dans l'édition pour tous, la Vulgate, qui fut la référence du cinquième au vingtième siècle, excusez du peu. Toute l'Ecriture annonce le Christ, et chaque texte s'entend aussi de Jésus Christ. Il affirme donc: ignorer les Ecritures, c'est ignorer le Christ. Du coup nous percevons quelle nourriture inouïe représente pour nous la lecture de l'Ecriture sainte toute entière, et non pas seulement de son centre que sont les quatre Evangiles. Et de ce qui nous semble difficile ou curieux, il faut se demander simplement: qu'est-ce que cela me dit de Jésus Christ?
Mais le plus admirable est peut-être ceci, que l'Ecriture, Parole révélée de Dieu, contient aussi des prières, notamment les Psaumes. Saint Augustin a cette remarque: Dieu s'est loué lui-même, afin que les hommes puissent le louer dignement. Comprenons bien: nos paroles que nous adressons à Dieu, sont des paroles révélées par lui. Nous parlons la Parole de Dieu. Mieux encore, bon nombre de textes de l'Ecriture, sont de nos réflexions et de nos commentaires sur des textes de l'Ecriture révélés avant: ainsi, la Parole de Dieu par laquelle il se révèle, et tissée de nos propres paroles en réponse à sa Parole. Non pas mélange à trier, mais unité bienheureuse où Dieu et l'homme se disent et se connaissent l'un avec l'autre et l'un par l'autre et l'un dans l'autre. On comprend alors que le sommet de l'Ecriture est ce verset de saint Jean: et le Verbe s'est fait chair et il a demeuré parmi nous, Jésus Christ. Ce n'est donc pas par hasard que saint Jérôme s'était retiré à Bethléem pour y accomplir sa traduction de toute l'Ecriture.


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mardi 29 septembre 2015

Fête des Saints Archanges Michel Gabriel Raphaël

"Tu verras des choses plus grandes encore."


De L'Apocalypse à la Genèse, les Anges et les Archanges sont partout. La grande leçon de cette fête est peut-être tout simplement de reprendre conscience de notre vrai milieu de vie. Nos compagnons de service sont partout, ils sont avec nous et mènent avec nous et pour nous le bon combat. Quant à leur multitude et à leur puissance, il nous faut savoir que les Pères de l'Eglise ont toujours entendu la parole créatrice au premier jour: "que la lumière soit", comme étant la création des anges et de tout le monde invisible. Le soleil et la lune n'arrivent qu'au quatrième jour, et avec eux le temps tel que nous le comptons encore. C'est dire la richesse de ces réalités créées en dehors du temps, impossible pour nous à expérimenter et même à penser. Quelle folie alors s'est emparée de théologiens au XX° siècle et à la remorque des soi-disant Lumières, pour penser que les anges n'existent pas, mais sont une façon biblique voire païenne d'exprimer quelque chose de la divinité: comme si nous étions les seuls esprits et qu'il n'y ait pas de pensée en dehors de la nôtre. Nous qui laborieusement élaborons un discours alors que les esprits angéliques ont la science infuse, c'est-à-dire l'intuition immédiate de tout ce qui est à la mesure de leur être; et pour ceux qui sont dans la grâce du Christ Verbe incarné et la vision béatifique, la connaissance de toutes choses en Dieu. Car le même premier jour de la Genèse continue "Dieu sépara la lumière des ténèbres". Il y a donc des anges déchus, qui de lumière sont devenus ténèbres: plus rien de commun entre eux, sinon une inimitié eschatologique dont l'enjeu est le coeur de l'homme. Saint Paul l'affirme: notre combat n'est pas contre des êtres de chair, mais contre les esprits; nous sommes les grands vainqueurs en Jésus Christ. On comprend alors quelle humilité dans la foi, quelle constance dans l'espérance: les armes spirituelles de l'Eglise sont toujours à mettre en oeuvre; la prière met en déroute les démons. La charité est l'établissement même du règne de Dieu. Dans quelle lumière, dans quelle action de grâce, dans quel courage il nous faut toujours nous maintenir, élus que nous sommes à participer à un tel combat, pour triompher éternellement. Les Auteurs spirituels ont souvent pensé que les élus occuperaient les places laissées vides par les anges déchus.


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

Une leçon à la face du monde

Sur le site de la Doctrine Sociale de l'Eglise, le documentaire réalisé dans le Village des Martyrs, dont étaient originaires 14 des 21 Coptes assassinés par le Califat Islamique en haine de la Croix: la splendeur de la Vérité

lundi 28 septembre 2015

"Le plus petit d'entre vous tous, c'est celui-là qui est grand."


Nous ne considérons toujours pas que le Rédempteur, notre Sauveur, le Verbe Incarné, Jésus Christ notre Seigneur, sur les trente trois ans de sa carrière terrestre, a passé plusieurs mois tout petit petit dans le sein de sa Mère, des années petit enfant et enfant, puis jeune homme et jeune adulte épaulé par saint Joseph aux côtés de la Vierge Marie, et seulement trois années de ministère public. Il nous faut donc puiser dans la Sainte Enfance du Christ, lorsque nous sommes enfants et lorsque nous nous rapprochons des enfants à cause du grand âge. Nous ne devons pas avoir peur de voir que des capacités jusqu'ici primordiale nous sont peu à peu retirées: c'est que nous n'en avons plus besoin. Tout cela était donné pour nous permettre d'entrer dans la vie et de commencer à devenir ce que nous sommes. Mais désormais, se présente à nous une chose qu'aucune puissance humaine ne peut accomplir: traverser la mort pour entrer dans la résurrection bienheureuse. C'est donné par Dieu et accomplit par lui en nous: et alors nous ne vivons plus sur nos propres ressources, mais sur celles de Dieu, c'est-à-dire éternellement.




Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

dimanche 27 septembre 2015

"Si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le."


Une page d'Evangile sinistre à souhait, à moins qu'elle ne soit pleine d'espérance. Disons-le tout de go, à partir de l'Evangile de ce Dimanche: persévérer dans les péchés graves et ne pas se repentir, c'est risquer la damnation. Nous pouvons le dire d'autant plus clairement que nous avons la confession: nous ne sommes pas condamnés au mal, mais au contraire nous pouvons avoir le pardon du Seigneur, être libérés et sauvés. Notre vocation est la sainteté. Saint Jacques est aussi radical: vos richesses sont pourries et dévoreront votre chair. L'économie reste une science humaine, mais chrétiens, nous ne pouvons considérer que l'horizon temporel soit notre seul horizon. C'est en nous que s'accomplit la prophétie de Moïse: ah! si Dieu faisait de tout son peuple un peuple de prophètes.


samedi 26 septembre 2015

"Ils avaient peur de l'interroger."


Aujourd'hui, célébration de l'Onction des Malades au cours de la messe.
Nous commençons par la bénédiction de l'eau, nous rappelant la consécration de notre Baptême. Mais nous le faisons "à l'ancienne", avec exorcisme du sel et de l'eau avant les bénédictions. Il s'agit en effet d'une message fort à l'adversaire, partie en latin, partie en français: il importe de faire place nette avant que ne puisse se répandre l'effusion divine, exactement comme avant la profession de foi en la Sainte Trinité, on commence par renoncer à satan.