mercredi 6 mai 2015

Fiche culte catholique

Fiche de présentation du culte catholique à l'usage des soldats assurant l'opération intérieure "Sentinelle"

LE CULTE CATHOLIQUE

« Ce qui était depuis le commencement,
ce que nous avons entendu, ce que nous avons contemplé de nos yeux,
ce que nous avons vu et que nos mains ont touché,
c'est le Verbe, la parole de la vie.
Oui, la vie s'est manifestée,
nous l'avons contemplée, et nous portons témoignage :
nous vous annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père
et qui s'est manifestée à nous.
Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu,
nous vous l'annonçons à vous aussi,
pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous.
Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ.
Et c'est nous qui écrivons cela,
afin que nous ayons la plénitude de la joie. »
Première Lettre de saint Jean

La religion chrétienne est l'annonce d'événements historiques advenus en Palestine il y a 2000 ans, et le témoignage de leur impact décisif sur la vie de tous les hommes et de chacun d'entre nous.
Jésus Christ

La pierre roulée, le tombeau est vide
Jésus, de Nazareth en Galilée, a accomplit de très nombreux miracles, qui prouvaient la vérité de la proclamation qu'il faisait de l'amour de Dieu pour tous les hommes, pardonnant les péchés et promettant en sa personne la vie éternelle. Beaucoup ont alors pensé qu'il était le Christ annoncé par les Prophètes. Pourtant, accusé de blasphème, puisqu'il prétendait être Dieu parmi nous, il a été condamné à mort par le grand Prêtre et les autorités du Temple de Jérusalem, qui l'ont livré au procurateur romain Ponce Pilate, de qui ils ont obtenu qu'il soit crucifié. Or Jésus avait d'avance offert sa vie en rançon pour la multitude des hommes, il était venu pour prendre notre place, répondre lui-même de tous nos crimes pour que nous puissions être pardonnés et sauvés. De fait, il est mort en pardonnant à ses bourreaux, un Vendredi vers trois heures de l'après midi. Mais le troisième jour, le Dimanche de Pâques, il s'est montré vivant non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins choisis d'avance, qui ont mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts. Il leur a montré ses mains et ses pieds, la plaie désormais glorieuse de son Coeur. Il leur a donné son Esprit et les a envoyés annoncer à toutes les nations: qu'il peut pardonner tous les péchés, et partager la vie de Dieu, qu'il reçoit du Père, comme Fils bien-aimé. Car il est bien ce qu'il avait prétendu être : sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.
Jésus Christ rejoint donc tout être humain dans sa culpabilité et dans sa mortalité, sans distinction de race, de langue, de culture, d'âge ou de sexe : à chacun il offre de croire en lui et de recevoir par le Baptême le pardon de tous ses péchés et le don de la vie immortelle, car notre âme sera glorifiée si nous persévérons jusqu'à la fin, et même notre corps ressuscitera au Dernier Jour, lors du Jugement.

La mission de l'Eglise
Telles sont les raisons pour lesquelles l’Église Catholique se présente au monde comme le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain. Par l'annonce de l'Evangile elle proclame le mystère du Christ Sauveur, et par la célébration des Sacrements, surtout le Baptême et l'Eucharistie, elle communique tous les biens spirituels que Jésus a apporté aux hommes. On comprend alors pourquoi il s'agit essentiellement d'une dimension de communion qui représente la seule espérance de paix pour le genre humain : puisque le pardon est donné par Jésus Christ même pour les crimes les plus immenses, on peut donc échapper au mal commis et le réparer, et la fraternité est de nouveau une réalité; la vie éternelle est accessible, nous ne sommes plus réduits à la concurrence pour les biens terrestres, nous pouvons devenir des compagnons d'éternité.

La liberté religieuse
Mosaïque de l'abside (Eglise S. Clément, Rome)

Jésus Christ vient appeler tout homme à la découverte de son mystère, mais personne ne peut savoir quand ni comment quelqu'un va ouvrir son coeur à l'annonce de la Bonne Nouvelle, croire en Lui et demander le Baptême. Jusqu'au dernier souffle, cette option reste ouverte : telle est la dignité de la personne humaine devant Dieu, qu'aucun pouvoir terrestre ne peut violer. Le Christ est donc le seul Juge des hommes, et c'est à lui seul qu'il nous faudra ultimement rendre compte, et de lui seul que nous recevrons notre rétribution éternelle. Le jugement ni la condamnation ne nous appartiennent pas, parce que notre frère peut encore et toujours se convertir, recevoir le pardon de ses péchés, et restaurer en lui la vie éternelle.

L'esprit d'Assise
De façon prémonitoire, saint Jean Paul II, Pape de 1978 à 2005, avait invité les représentants des religions de l'Humanité à se retrouver avec lui dans la ville italienne d'Assise, pour une journée de jeûne et de prière à l'intention de la paix dans le monde. La rencontre avait été un grand succès, tous affirmant que la croyance en Dieu Créateur de tous, permettait aussi de reconnaître les autres comme des frères. Lorsque le monde fut traumatisé par les attentats du 11 septembre 2001, au point de parler de choc des civilisations, le Pape avait toute crédibilité pour promouvoir au contraire la rencontre des cultures et rappeler les religions aux engagements d'Assise : le respect de la dignité de toute personne humaine au nom de Dieu. Son successeur, le Pape Benoît XVI a continué l'usage des anniversaires de cette rencontre d'Assise, en étendant cependant son invitation, outre les représentants des religions, à des représentants du monde de la culture, des sciences et des arts : donnant ainsi à comprendre que c'est dans l'ordre de la raison ouverte à la transcendance, que s'ouvrent les voies de la paix, plutôt que dans la recherche effrénée des biens de consommation et la course aux armements. En effet, contrairement aux bien matériels qui disparaissent par leur usage, les biens spirituels se multiplient quand on les partage.

Basilique de la Nativité (Bethléem)




Pour aller plus loin :
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc et Les Actes des Apôtres (Nouveau Testament)
le Catéchisme de l’Église Catholique (Mame)

Les grands mythes de l'histoire (La Nef)

mardi 5 mai 2015

"Il avait ouvert aux nations la porte de la foi."


Les Apôtres racontaient comment Dieu avait ouvert aux nations la porte de la foi. L'expression a été reprise par le Pape Benoît XVI pour présenter à l'Eglise l'Année de la Foi: le rappel fort en ces temps de désarroi, que la porte de la foi est toujours ouverte dans la Sainte Eglise. En la franchissant par le Baptême, on entre dans le cheminement de la vie chrétienne dont le but s'ouvre à l'instant de notre mort sur la gloire éternelle, si nous persévérons jusqu'à la fin. On comprend alors pourquoi Jésus nous dit dans l'Evangile: je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. La paix vient d'abord de la lumière de la foi, qui nous enseigne la bonté de Dieu, la fiabilité absolue de son amour, scellé dans le Sang de Jésus, confirmé par sa Résurrection et l'envoi de l'Esprit Saint qui est toujours avec nous comme un autre Consolateur. La paix vient ensuite de l'imitation de Jésus Christ, c'est-à-dire de la participation à notre mesure de ce qui le fait lui-même vivre: il vient le prince de ce monde, sur moi il n'a aucun pouvoir, mais il faut que le monde sache que j'aime le Père, et que je fais comme le Père m'a commandé. Quel que soit le temps de l'épreuve, elle ne peut rien contre nous, parce que nous n'appartenons déjà plus au monde, mais au Christ qui nous a rachetés; au contraire, elle est une occasion pour nous de porter témoignage et de nous offrir nous-mêmes en retour. Selon la merveilleuse parole de Jésus: le disciple n'est pas plus grand que le maître, il suffit au disciple d'être comme son maître; c'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous-mêmes comme j'ai fait pour vous. Sachant cela heureux êtes-vous, si vous le faites. 


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

lundi 4 mai 2015

"Mon Père l'aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure."


Ces païens de la première lecture, sont finalement sympathiques. Devant le miracle opéré par saint Barnabé et saint Paul, ils comprennent qu'il y a du divin là-dessous et veulent offrir des sacrifices. Surtout, saint Paul leur annonce la bonté du vrai Dieu dans la Création, attestée par les biens temporels que nous recevons continuellement de sa générosité à profusion. Que leur manque-t-il? Ce que la Bonne Nouvelle leur apporte: l'intimité spirituelle avec le Dieu vivant, à qui on peut rendre amour pour amour dans l'Esprit Saint. En Occident, nous savons bien que la vraie religion est spirituelle, et non pas empêtrée dans les considérations mondaines de halal et autre qasher. Que nous manque-t-il alors? Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c'est celui-là qui m'aime.



Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

dimanche 3 mai 2015

"La gloire de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruit."


Aujourd'hui, messe de petit groupe avec les enfants de la Première Communion et de la Profession de Foi.
Avec d'abord un rappel sur ce qu'est la Messe. Tandis que certains enlèvent leurs chaussures pour faire leur prière, la Messe se célèbre toujours avec les chaussures aux pieds, et la chasuble que revêt le prêtre pour célébrer est précisément un manteau de voyage: il s'agit d'un immense passage. Où la Messe nous emmène-t-elle? Jusqu'au Ciel, jusque devant la face de Dieu le Père: par Lui, avec Lui et en Lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des sicèles. Amen. Et que dit-on juste après? Unis dans le même Esprit nous pouvons dire la prière que nous avons reçu du Sauveur: Notre Père, qui es aux cieux.. Mais avant cela, la Messe nous a emmené au Cénacle: la nuit qu'il fut livré, le Seigneur prit du pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en leur disant "Prenez et mangez en tous, ceci est mon Corps, livré pour vous." Qui dit mieux? Moi! La Messe nous emmène au Calvaire, au moment où Jésus donne sa vie pour nous et meurt pour la rédemption du monde. La preuve? Au moment de la Consécration, c'est le sommet de la Messe, nous avons sur l'Autel le Corps du Christ, d'un côté, et le Sang du Christ de l'autre: ils sont séparés, c'est la Mort de Jésus, le Sacrifice où il s'offre lui-même pour nous sauver. C'est magnifique, mais ce serait fini? Non, il est aussi ressuscité, et toujours vivant, sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir: de fait, avant la Communion, le Corps et le Sang du Christ sont réunis dans la Coupe, et c'est bien le Corps de Jésus ressuscité que nous recevons comme Pain vivant qui nous donne la vie éternelle. Combien il nous faut alors, au moment de la Messe, laisser toutes choses de côté et ne plus faire qu'un avec Jésus, dans sa mort et sa résurrection, dans son Passage vers le Père.
La parabole de la vraie vigne, du Vigneron et des sarments est suffisamment claire et développée par Jésus lui-même pour qu'il soit besoin d'y revenir. Sinon pour souligner d'abord qu'il y a un choix sérieux à faire: demeurer en lui et lui en nous, ce n'est pas la même chose qu'être coupé, se dessécher et brûler au feu. Au contraire, devenir disciple de Jésus, cela rend gloire à Dieu le Père. C'est comme la récompense de sa Passion. Tel est le fruit que Jésus seul nous permet de porter. Là encore, grande différence avec la devise du païen de base: TPMG. Il s'agit avec Jésus de la vie éternelle, c'est pourquoi Dieu seul peut la faire fructifier en nos âmes. La Première Lettre de saint Jean nous explique en quoi cela consiste: garder ses commandements, c'est à dire avoir foi dans le nom de son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres. Il s'agit donc d'avoir dans notre coeur, ce qui est dans le coeur de Jésus. On comprend alors comment un chrétien peut aimer tous les hommes: parce qu'il sait que Jésus a donné sa vie pour la multitude.