mardi 25 février 2014

"Créatures adultères: l'amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu."


On pourrait lire la Lettre de saint Jacques, comme on entend le Pape François à l'Angelus ou en homélie: encore faut-il se laisser confondre par la Parole et changer résolument de mentalité et de vie, en se tournant vers le Seigneur, et en cherchant en toute chose sa Face. Nous n'arrivons pas encore à comprendre, étant donné l'emprise de l'idéologie dominante, qui est utilitarisme et orgueil prométhéen de la technologie, que ce monde passe avec toute sa gloire: seule demeure la promesse inouïe de notre Dieu, de nous faire vivre avec lui éternellement dans la joie de sa maison. Le Christ n'est pas une option parmi d'autres, il est le Sauveur: cela signifie purement et simplement qu'en dehors de lui, tout est perdu. Ainsi ce qui fait l'essentiel de l'existence pour la plupart, n'est rien en réalité, illusion désastreuse et qui se résoudra en vide terrible alors que nous sommes faits pour étreindre la plénitude de Dieu.
On comprend alors que Jésus propose l'enfant comme symbole réel du mystère: accueillir à la manière d'un enfant, comment le découvrir mieux qu'en accueillant les enfants? Et qui sondera l'annonce de la Nuit de Noël: un enfant vous est né, un fils vous est donné, l'insigne du pouvoir est sur ses épaules, il est le Christ Seigneur, dans la cité de David.


Le 25 du mois: Noël en l'honneur de l'Enfant Jésus de Beaune, le Petit Roi de Grâce

Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous!

lundi 24 février 2014

"Si tu peux? Tout est possible en faveur de celui qui croit."


On est en général friand d'histoires d'exorcismes, et on a curieusement l'impression que là au moins, la prière est exaucée. De fait, le diable est ostentatoire, et fait "du foin" à l'extérieur, parce qu'il ne peut que impressionner du dehors. Au contraire, le vrai Dieu qui agit du dedans de l'homme et du fond de son âme, au titre de la Création et de au titre de la Rédemption, agit avec autant de fermeté que de douceur. Lorsque nous prions, c'est lui-même qui nous a suggéré nos intentions, parce qu'il travaille déjà avant nous, en-deçà et au-delà de nous, et nous fait en plus la joie et l'honneur de participer à son oeuvre.


dimanche 23 février 2014

"Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait"


Ne renvoyons pas trop vite au rang de simple idéal ce qui est comme le coeur du mystère de la vie chrétienne, et de la puissance transformatrice de l'Evangile dans l'âme de celui qui croit. Saint Paul l'exprime parfaitement: vous êtes le temple de Dieu, et ce temple est sacré. Dieu habite en nous par la charité: non pas la sentimentalité mondaine, mais la vision surnaturelle de tout et de tous dans l'effusion que Dieu fait de lui-même. Même les ennemis sont alors vus dans la lumière de la vocation divine: s'il ne participent pas avec nous dans la vie éternelle, c'est qu'ils souffriront éternellement les châtiments de l'enfer. On comprend alors quel zèle nous allons déployer quasi spontanément pour leur éviter cela et les avoir avec nous comme compagnons d'éternité. Ainsi donc, la parole de Jésus ne propose pas un idéal moral, mais révèle la merveille enthousiasmante de la vie chrétienne comme anticipation de la vie du Royaume.


samedi 22 février 2014

"Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant."


Nous célébrons aujourd'hui la Fête de la Chaire de Saint Pierre, dans une communion toute particulière avec le Souverain Pontife et les nouveaux Cardinaux, dont le Saint Père avait lui-même indiqué les noms il y a quelque temps déjà, dans l'intention évidente de s'entourer du soutien de toute l'Eglise en cette période cruciale: ou bien s'enfoncer profondément dans la foi au Christ pour rejoindre les bras de Dieu; ou bien pactiser avec le monde et s'engloutir avec lui. "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les puissances de la Mort ne l'emporteront pas sur elle".
Le parallélisme est évident, avec la confession de foi: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Et on comprend pourquoi.


vendredi 21 février 2014

"Quel avantage un homme a-t-il à gagner le monde entier, en le payant de sa vie?"


Le maître mot des temps modernes est l'orgueil. Il touche même notre vie spirituelle, où nous nous mettons incessamment et sans même nous en rendre compte, à la place de Dieu. Qui sommes-nous, par exemple, pour rechigner lorsque le Seigneur nous propose sa Croix pour le suivre? Qu'avons-nous fait qui justifierait que nous y échappions, alors que le Fils bien-aimé lui-même a eu ce destin inouï du mystère pascal? Et sa sainte Mère? Nous avons de grands états-d'âme et des questionnements métaphysiques: mais nous ne suivons pas notre Dieu avec confiance, marchant avec Jésus la main dans la sienne. Le thème de la foi et des oeuvres, dans la première lecture, nous deviendrait plus clair, tandis qu'un Luther s'y est perdu.


jeudi 20 février 2014

Retrouver sur le site de la Confrérie du saint Rosaire, avec et pour les Malades, la méditation des Mystères lumineux du rosaire:

"Ne mêlez pas des considérations de personnes à la foi en Jésus Christ."


Nous célébrons aujourd'hui la Messe pour le Saint Père et les Cardinaux réunis en consistoire extraordinaire et ordinaire toute cette semaine, jusqu'à Samedi où seront créés de nouveaux cardinaux dont seize électeurs: l'Eglise est à la croisée des chemins, et le Saint Père dans une crainte révérentielle voudrait être entouré au moment crucial où il entend prendre des décisions qui engageront profondément l'Eglise dans la nouvelle étape qui s'ouvre à nous; afin que nous détournant d'une mondanité spirituelle nous ne tombions pas dans une autre. De fait, l'Evangile de ce jour est un appel providentiel à la foi: confesser la divinité de Jésus, mais pousser l'effort de notre adhésion jusqu'à proclamer aussi le scandale de sa Croix et la puissance de sa Résurrection.