Sur le site de la Confrérie du saint Rosaire, avec et pour les malades et leurs familles:
Pour nous retrouver dans la Foi, mise en ligne d'homélies et textes audio, chronique spirituelle et théologique, partage de nouvelles. في سبيل المشاركة في الإيمان و التضامن الأخوي
jeudi 16 janvier 2014
"Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre aujourd'hui par les Philistins?"
Eglise à Singapore
Il est frappant de voir dans la première lecture comme les Philistins et les Hébreux ont la même attitude de superstition vis à vis de l'Arche de Dieu. Précisément ce que de nos jours, le Pape François appelle d'un nom presque élégant mais dont la réalité est un désastre: la mondanité spirituelle. Trop de catholiques vivent apparemment de la foi, mais ce n'est qu'une sorte de vernis: leur coeur est tout au monde, d'où la stérilité effrayante des communautés chrétiennes. Si l'immensité de la conversion nous a laissés jusqu'ici dans une sorte d'attentisme, que la crainte alors nous soit un stimulant: nous pourrons tous périr comme cela, l'Ecriture nous dit que Silo, le temple du Seigneur où Dieu parlait à Samuel, est devenu une ruine hantée par les bêtes sauvages. Et puis supplions le Seigneur de nous prendre en pitié, de nous faire revenir et nous reviendrons.
mercredi 15 janvier 2014
Lettre ouverte au Saint Père
Initiative formidable d'un collectif de catholiques français: écrire au Saint Père qui recevra en audience le président de la république, pour le supplier de lui faire savoir officiellement la terrible inquiétude de millions de ses concitoyens devant les lois qui violent la dignité de la personne humaine, et les discriminations de plus en plus violentes qu'ils souffrent quotidiennement à cause de la foi au Christ. Car il y aura bien une photo protocolaire: mais il pourrait bien y avoir aussi un discours fort éloigné de cette mondanité spirituelle dont le Pape François a horreur: espérance sublime!
"Parle, Seigneur, ton serviteur écoute."
Singapore
Aujourd'hui, fête de saint Rémi: de ces évêques qui ont fait la France, au propre et au figuré. Il rappelle les deux axes de cette vocation mystérieuse: comme fille aînée de l'Eglise, elle protège et soutient au plan temporel la mission spirituelle de l'Eglise, et elle rayonne sur les autres nations. En célébrant la messe pour la France, nous ne pouvons pas être sensibles aux coïncidences calendaires:
- 19 janvier marche pour la vie;
- 21 janvier messe anniversaire à la mort de Louis XVI, qui pardonnait à ses bourreaux et s'offrait en sacrifice;
- 24 janvier, audience du Saint Père au président de la République;
- 26 janvier, Jour de colère, Dies Irae en latin;
- 2 février, Présentation du Seigneur, un Enfant Lumière des Nations: Manif pour Tous dans toutes les capitales européennes, pour la Défense de la Vie, de la Dignité de la Personne Humaine et de la Liberté d'expression.
On ne peut pas ne pas reconnaître les points "non-négociables" de Benoît XVI, ni les combats du bienheureux Jean Paul II. Mais pour ces Evêques qui font la France, si au lieu d'attendre indéfiniment un "magistère des Evêques de France" qui n'existe ni théologiquement ni historiquement, chaque Evêque allait voir le Préfet dans son diocèse, en partenariat simple et courageux, loin de toute mondanité spirituelle? Il le rappelerait à sa responsabilité personnelle, et témoignerait aussi devant ses diocésains, de la souveraine liberté des enfants de Dieu, appelés à la foi, l'espérance, et la charité: s'engager au temporel pour instaurer au bénéfices des plus pour les plus vulnérables, des structures qui ne portent pas au péché, ne flattent pas les faiblesses, mais encouragent à persévérer dans le bien, la France redeviendrait bien vite la France! Ce Christ qui a fait alliance avec les Francs, dans les desseins insondables de sa miséricorde, n'a-t-il pas aussi partagé aux baptisés son pouvoirl, non députables à des représentants, ordinaire, personnel et responsable, pour ce qui est des affaires temporelles?
mardi 14 janvier 2014
"Il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes."
Alors que 2014 semble annoncer quelques échéances où l'Esprit de vérité et de force nous sera particulièrement indispensable, sachons que le temps passé dans la prière confiante sera le plus fécond: et ensuite, sortons avec détermination au nom du Seigneur, à main forte et à bras étendu, comme dit l'Ecriture.
Si d'aucuns avaient quelque réticence à ces perspectives: qu'ils se rappellent, au delà des mots prétendues, les réalités imposées sans scrupules, qui sont pires actuellement que celles qu'une guerre mondiale a combattu, pires également que celles que les révolutions de velours ont su abattre en quelques semaines. On est donc très loin de l'enfermement dans les logiques de partis, ou sottement d'alternance gauche et droite: la notion même de république n'a plus de sens quand les attaques se portent contre le socle anthropologique.
lundi 13 janvier 2014
"Venez derrière moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes."
Avec le Temps Ordinaire, nous retrouvons la possibilité de célébrer la messe votive de la Sainte Trinité, pour la conversion. Et providentiellement, l'Evangile est celui de l'appel à la conversion lancé par Jésus lui-même, qui prend soin, comme première activité apostolique, de constituer le groupe des disciples: qu'est-ce qu'il resterait du Christ, de sa Personne et de son Mystère, dans l'histoire des hommes, s'il n'y avait plus l'Eglise, et les chrétiens pour en faire mémoire, vivre de lui, et proposer le salut à tous ceux que Dieu veut encore appeler avant la Manifestation glorieuse du Royaume à la fin des temps?
Sans doute faut-il évoquer ici le malentendu du dialogue islamo chrétien: tandis que les chrétiens considèrent l'islam un peu comme une religion "d'avant" le Christ, et au mieux en route vers lui, l'islam se présente au contraire comme une religion "d'après" le Christ et qui prétend réussir là où le Christ aurait échoué, à savoir précisément l'instauration du Royaume de Dieu.
Sans doute faut-il évoquer ici le malentendu du dialogue islamo chrétien: tandis que les chrétiens considèrent l'islam un peu comme une religion "d'avant" le Christ, et au mieux en route vers lui, l'islam se présente au contraire comme une religion "d'après" le Christ et qui prétend réussir là où le Christ aurait échoué, à savoir précisément l'instauration du Royaume de Dieu.
dimanche 12 janvier 2014
"C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi."
Nous célébrons la Fête du Baptême du Seigneur dans une communion toute particulière, d'une part avec le Saint Père à la Chapelle Sixtine, qui baptise une trentaine d'enfants; d'autre part avec l'Evêque aux Armées, qui, au cours de la Messe pour la Paix, procède à l'admission de séminaristes parmi les candidats au sacerdoce. Ces coïncidences liturgiques éclairent la réflexion que nous faisons immanquablement aujourd'hui sur notre propre baptême. Le baptême des tout-petits nous rappelle la gratuité absolue de l'élection par laquelle, dans une bienveillance à jamais insondable pour nous, le Seigneur nous a fait entrer au chemin du salut. L'admission parmi les candidats au sacerdoce met devant nos yeux cette vérité décisive énoncée à plusieurs reprises dans les documents du Concile Vatican II: l'institution de la Hiérarchie et du Sacerdoce dans l'Eglise est tout entière au service de la vie baptismale des chrétiens. Pourquoi? Parce que c'est par la vie des fidèles et leur engagement chrétien que s'opère la reconquête du monde par Jésus Christ. A cet égard, l'Evangile que nous venons d'entendre est particulièrement éloquent.
Inscription à :
Articles (Atom)