vendredi 25 mai 2018

CES BLOGS NE SONT PLUS MIS À JOUR
Ils restent en ligne pour l'instant.

De nouvelles fonctions appellent un devoir de réserve plus prégnant. C'est donc en commentaire des derniers numéros de l'Encyclique Evangelium Vitae de saint Jean Paul II que nous nous quittons:

jeudi 24 mai 2018

"Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la."


Un Evangile qui semblait bien commencer et qui se finit bizarrement: du verre d'eau qui peut valoir récompense, à la gehenne où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Que s'est-il passé? Jésus souligne ici la valeur inestimable de la foi chrétienne: pour toute estime même du dehors, on sera récompensé; mais pour tout mépris ou attaque contre elle, on sera terriblement châtié. Pourquoi cela? Parce que la foi et le baptême nous ouvrent la vie éternelle. Or nous sommes particulièrement menacé, car même catholiques, pratiquants, proches du Seigneur, nous perdons la haute estime de la valeur de la foi. A cause de l'orgueil de la richesse. Et même pauvres, nous sommes dans des sociétés totalement aveuglées par l'efficacité de la technologie. Mais tout cela finit au fond d'un trou. Tandis que la foi est l'anticipation dès ici-bas de la communion avec le Père et le Fils et le Saint Esprit, qui doit s'épanouir en gloire si nous persévérons dans la paix du Christ et de l'Eglise: et cela ne passera jamais.


Pour mémoire, sur le site du Catéchisme et intelligence de la foi:

mercredi 23 mai 2018

"Celui qui n'est pas contre nous est pour nous."


Aujourd'hui, messe votive en l'honneur du Saint Esprit, dans le rayonnement de la Solennité de la Pentecôte. Providentiellement, les lectures de la messe de ce jour, mettent en relief deux axes portants de l'action et de la mission du Saint Esprit dans l'Eglise et par elle dans le monde: son travail au plus intime de nos coeurs; sa mission aux extrémités du monde pour attirer à l'Eglise ceux qui par la foi et le baptême seront sauvés.




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mardi 22 mai 2018

"De quoi discutiez-vous en chemin?"


On est choqué assez facilement de voir qu'en réponse à l'annonce de sa Passion par Jésus, les disciples discutent pour savoir qui est parmi eux le plus grand. Mais on n'est pas choqué de voir que l'annonce de la Résurrection ne retient pas leur attention ni la nôtre. Or c'est pourtant là l'enjeu décisive de toute l'existence, et la merveille accomplie par la puissance de Dieu et sa Miséricorde.
Du coup on comprend mieux la suite de la page d'Evangile sur le petit enfant que Jésus place au milieu des disciples: puisqu'il s'agit de vie éternelle, donc de la vie même de Dieu, participant à la société très sainte du Père et du Fils et du Saint Esprit, on ne peut que l'accueillir à la manière dont vivent les enfants, et ils sont sous ce rapport nos maîtres.


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Lundi de Pentecôte: Sainte Marie Mère de l'Eglise

Lundi 21 mai 2018

"Voici ta mère."


Aujourd'hui, pèlerinage à Notre Dame de la Paix, au hameau du Château de Saint Pierre d'Entremont.
Le Souverain Pontife a voulu que le Lundi de Pentecôte se célèbre désormais la Vierge Marie Mère de l'Eglise. Ce faisant il ne se doutait pas qu'il nous permettait de retrouver et d'approfondir les deux axes de notre pèlerinage que nous héritons de nos grands anciens: les grands événements du monde et notre vie vie au plan temporel, confiés à l'intercession puissante de Marie; la ferveur de la vie chrétienne de laquelle dépend follement  le salut des multitudes s'il est possible.




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mercredi 16 mai 2018

60ème PÈLERINAGE MILITAIRE INTERNATIONAL A LOURDES


18-20 MAI 2018

On peut suivre le PMI sur le site du diocèse aux armées et la page facebook dédiée
"Moi Je Suis la résurrection et la vie."


Aujourd'hui, troisième scrutin, rite de l'Effetah, reddition du Symbole et onction des Catéchumènes. Sur fond de l'Evangile de la résurrection de Lazare en saint Jean. Maintenant que la grâce du Christ nous rassure et que sa Miséricorde nous console, nous pouvons dire qu'en dehors de Jésus, c'est la mort, la putréfaction comme il devient chaque jour plus évident. C'est pourquoi nous devons laisser monter de nos coeurs une immense action de grâces pour avoir été choisis, appelés, et arrachés à la perdition éternelle, pour connaître dès ici-bas par la grâce de la foi et le rite du Baptême, la vie du Royaume.




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Mardi 15 mai 2018

"La vie éternelle c'est qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu."


Qui connaît mieux le seul vrai Dieu, que celui qui est le Verbe, tourné vers le sein du Père et engendré un seul Dieu avec lui? Tout devient alors d'une simplicité confondante. Nous donner la vie, c'est révéler l'amour du Père; accueillir la Vérité par la foi, c'est entrer dans le Salut. Voilà pourquoi la rectitude dans la Doctrine est si importante pour l'Eglise; et la droiture de son enseignement pour sa mission. Le mensonge qui façonne le monde d'aujourd'hui le plonge non seulement dans les ténèbres, mais dans la mort; et le relativisme corrompt la vie chrétienne à la racine.


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lundi 14 mai 2018

Fête de saint Matthias, Apôtre

"C'est moi qui vous ai choisis."


Matthias, choisi par Dieu et tiré au sort par les Apôtres: pour remplacer Judas, et avant que saint Paul ne le supplante dans le catalogue des Douze! Fête pourtant précieuse aux théologiens, car elle montre la conscience immédiate que les Apôtres ont eu d'être les chefs du nouveau Peuple de Dieu, eux-mêmes choisis et mis à part par Jésus qui les forma pour cela.
Du coup, nous sommes renvoyés à la continuité apostolique ininterrompue et garantie par le Saint Esprit: la Tradition vivante par laquelle l'Eglise transmet tout ce qu'elle a reçu du Seigneur et tout ce qu'elle est, garantie par le Magistère authentique. Le lien institutionnel à l'Eglise est essentiel au Salut: être sauvé c'est persévérer dans la Sainte Eglise et avoir part à ses biens.
Mais la figure "pauvre" de saint Matthias, en même temps que l'Evangile de la messe de ce jour, nous invite à nous attacher surtout à la dimension divine de la vie chrétienne et du mystère de l'Eglise, les personnalités ou les personnages passant pour ainsi dire derrière leur fonction qui est plus grande qu'eux. Notre espérance étant la douce pitié de notre Dieu.


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dimanche 13 mai 2018

Dimlanche VII de Pâques

"Moi, je suis la lumière du monde."


Aujourd'hui, célébration du deuxième scrutin pour celle qui a été appelée au Baptême au cours du prochain Pèlerinage Militaire International à Lourdes. Dans une coïncidence liturgique significative: le Dimanche entre l'Ascension et la Pentecôte, c'est la grande retraite au Cénacle avant l'Effusion de l'Esprit Saint et la manifestation de l'Eglise, les Apôtres en prière avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus; et le 13 mai, 101ème anniversaire de la première apparition de Notre Dame à Fatima. Nous devons donc comprendre: nous avons les moyens de lutter contre le mal et de l'emporter; ce que l'Eglise fait dans sa Liturgie et ses Sacrements, tout baptisé peut et doit le faire au plan existentiel dans le concret le plus humble de toute sa vie.


samedi 12 mai 2018

"L'heure vient où je vous parlerai sans images."


Aujourd'hui, messe votive de Notre Dame du Cénacle. Avec des lectures qui ancrent notre foi tout en nous entraînant vers les sommets: Apollos montre par les Ecritures que Jésus est bien le Christ, le Messie attendu. Mais Jésus est plus que cela: il ouvre accès au Père parce qu'il est le Fils bien-aimé, le Verbe incarné. Toutes choses que nous confessons sans images et ouvertement dans les mystères du Rosaire, tandis que dans les Psaumes eux-mêmes elles sont comme recouvertes d'un voile et prophétisées en figure.
Mais le coeur de cet Evangile, comme de tout le mystère du Christ, est la dynamique pascale en laquelle se résument et le mystère de la Rédemption, et celui de l'Incarnation, et même la Filiation divine du Christ: je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde et je pars vers le Père. Mouvement insondable et auquel pourtant nous participons par la foi, l'espérance et la charité, et éminemment dans le saint Sacrifice de la Messe.
Sous les coups du monde en train de se refermer, nous devons nous recueillir dans ce mouvement pascal, plus fort que les péchés et plus fort que la mort elle-même, dans lequel nous sommes entrés en descendant dans l'eau du Baptême. S. Ignace d'Antioche a cette splendide expression, tandis que nous sommes au Cénacle pour attendre la Promesse: il n'y a plus en moi qu'une eau pure qui murmure "viens vers le Père".

vendredi 11 mai 2018

"Je vous reverrai et votre coeur se réjouira."


Pour soutenir notre espérance, les lectures de la messe de ce jour nous révèle la fécondité de l'action divine, même sous la croûte d’événements austères ou déplaisants. Ainsi, dans la Corinthe, port de la Méditerranée, le Seigneur a pour lui un peuple nombreux; quant aux persécutions, elles sont les douleurs d'un enfantement pour la vie éternelle. Pourquoi sommes-nous si sûrs de notre Dieu? Parce que dans l'Evangile que nous venons d'entendre, le Seigneur superpose deux réalités:  vous ne me voyez plus mais vous me reverrez; ce qui vise également sa Résurrection trois jours plus tard, et son Retour glorieux à la fin des Temps.




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jeudi 10 mai 2018

Ascension du Seigneur

"Proclamez l'Evangile à toute la création."


Remarquons l'ambiance de veillée d'armes dans les Actes des Apôtres, alors que le Seigneur donne ordre et instructions comme en préparation d'une bataille, pour ce temps intermédiaire, pour ainsi dire à tiroir: de l'Ascension au Retour glorieux du Christ, ou de l'Ascension à la Pentecôte ouvrant le temps de l'Eglise, cette folie de la prédication pour appeler les hommes au Salut. Ce sont en effet les jours où ce qui est dans le Christ doit passer à l'Eglise et en nous. Or c'est un enjeu terrible: tandis que nous célébrons la victoire du Christ, des hommes peuvent encore être égarés et se perdre. Voilà pourquoi la tentation redoutable pour l'Eglise de notre temps, parce qu'elle est dotée de tous les moyens de salut, de devenir, selon l'expression de Benoît XVI, reprise par François, une église "auto-référentielle, auto-suffisante".



Messe du soir



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mercredi 9 mai 2018

"Si tu savais le don de Dieu."


Aujourd'hui, célébration du premier scrutin pour celle qui est appelée au Baptême. La coïncidence liturgique fait que nous entendons le fameux discours de saint Paul devant l'aréopage d'Athènes, qui nous enseignent deux choses décisives. La première, ce Dieu "inconnu" est en réalité très connu: c'est la connaissance naturelle de Dieu. La deuxième, sur la résurrection des morts les uns se mettent à rire et les autres diffèrent toujours de l'entendre. C'est que pour avoir la foi, il faut un appel intérieur, qui est une véritable élection divine par laquelle nous commençons à comprendre ce qui vient de lui. Dès lors, l'Evangile de la Samaritaine, comme ultime préparation au Baptême depuis l'Antiquité chrétienne, devient limpide, c'est le cas de le dire.




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mardi 8 mai 2018

"La moisson est abondante mais les ouvriers peu nombreux."


Aujourd'hui, par une coïncidence singulière avec les Rogations: ordination sacerdotale pour le Diocèse aux Armées. Voyant les foules, Jésus eu pitié d'elles, parce qu'elles fatiguées et harassées comme des brebis sans berger. Description poignante de notre époque aussi, et du regard de Miséricorde qui est déjà par lui-même lumière et vie. C'est dans cet élan du Coeur de Jésus que naît notre participation à son sacerdoce. Suivent les noms de chacun des Douze "on dirait un conseil épiscopal" s'est amusé Son Excellence, "chacun se reconnaîtra peut-être, sans vouloir blesser personne". Le sens surnaturel que nous avons de l'Eglise s'enracine dans cette continuité entre le Collège des Apôtres et le Collège épiscopal. C'est bien ce qui est au coeur de l'ordination sacerdotale: collaborateurs de l'ordre épiscopal, participant du ministère apostolique.


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lundi 7 mai 2018

Rogations

"Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison."


Aujourd'hui, Rogations à l'ancienne. Nous demandons au Seigneur sa bénédiction pour tout le monde paysan. Que nous nous convertissions au sens de ce métier, mentionné dès le chapitre 2 de la Genèse, dont la dignité est de nourrir les hommes. De même que la première dignité pour un homme est de se nourrir soi-même et sa famille, mur portant de la Doctrine Sociale de l'Eglise, de même la souveraineté d'un pays commence par son indépendance alimentaire. Avons-nous oublié que tout l'essor économique, commercial, industriel, le seul cas de développement durable connu jusqu'ici, n'a été possible qu'adossé au surplus de l'agriculture.
Prions que nous ne soyons pas rappelés brutalement à ces réalités par des catastrophes que nous redoutons alors qu'elles ne seront que les effets des décisions qui sont prises, et de l'invraisemblable laisser-faire; sans parler de la justice immanente puisque dans la culture biblique les calamités naturelles et les famines peuvent être aussi pour nos péchés un châtiment qui nous ramène à la raison.


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dimanche 6 mai 2018

Dimanche VI de Pâques

"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi: c'est moi qui vous ai choisis."


Aimez-vous les uns les autres: enfin un Evangile qui nous met quelque peu à l'aise, puisque le commandement de la charité est ce qui reste encore dans toutes les têtes même lorsque l'on a tourné le dos au Christ et à l'Eglise. Sauf que: pouvons-nous décemment penser que l'humanitarisme idéologique industriel soit ce que Jésus veut dire dans l'Evangile? Rappelons déjà l'ordre de la charité, car elle n'est par évolutionnaire au sens mondain: mon âme, ensuite l'âme de mes frères, ensuite leur corps, et enfin mon corps s'il est possible.

samedi 5 mai 2018

"Passe en Macédoine et viens à notre secours."


Nous avons dans la première lecture des Actes des Apôtres, le moment où l'Evangile passe en Europe. Nous la lisons avec une immense action de grâces en évoquant l'extraordinaire don qui nous sera fait, unique dans toute l'histoire: une civilisation va naître, qui sera toute pétrie des valeurs de l'Evangile, dans tous les domaines de la culture et de la vie des hommes. Un continent qui doit à l'Eglise son sens de l'humain dans ce qu'il a d'unique et en même temps d'universel: l'humanisme; et qui lui a donné en retour les moyens de son expansion mondiale.
Cela nous permet d'entrevoir du même coup l'ampleur du désastre que représente l'apostasie publique, véritable reniement de tout soi-même et de ses racines, tandis qu'on tourne le dos à l'éternité bienheureuse, dans une démarche plus que suicidaire. De quels démons sommes-nous devenus la proie, alors que nous avons donné à l'Eglise et pour la gloire de Dieu et le service des hommes, tant de saints?
Car au centre de l'Europe se trouve la France, géographiquement, intellectuellement, spirituellement, fille aînée de l'Eglise, parce que, cas unique dans l'histoire: elle est naît de son Baptême; tandis que les autres nations se sont converties au christianisme en entrant dans l'Eglise, elle est naît de l'Eglise et n'a donc jamais été que catholique. D'où l'interpellation de saint Jean Paul II qui nous brûle beaucoup plus maintenant encore qu'en 1980: qu'as-tu fait de ton baptême? Es-tu fidèle, pour le bonheur des peuples, à l'alliance avec la sagesse éternelle?
D'aucuns sont choqués ou tristes parce qu'après six ans de pontificat, le pape François n'est pas encore venu en France. En réalité il est venu à Strasbourg: non pas en France comme a dit le président de la république à l'époque, qui ne s'est d'ailleurs pas déplacé pour l'accueillir; mais à l'union européenne comme entité idéologique et administrative, hors sol donc, et désincarnée. Cela fait froid dans le dos. Mais avons-nous mérité ce retour du Saint Père en France, en nous convertissant, et en entreprenant courageusement la réforme de nos moeurs avant même celle de nos institutions?
En ce Premier Samedi du mois, que la Vierge Marie, Mère de Dieu et Reine de France, ait en pitié les peuples de son pauvre royaume, et nous arrache à nos péchés en même temps qu'à nos épreuves. Viens encore chez nous, Seigneur, viens à notre secours!

vendredi 4 mai 2018

"Que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure."


Le Premier Vendredi du mois, nous célébrons en esprit de réparation. La charité, l'amour, voilà ce qui satisfait pleinement Dieu, voilà qui répare nos péchés. or la coïncidence liturgique avec l'Evangile de la messe de ce jour nous dit à la fois combien le Christ nous a aimés, et en même temps que la fécondité de sa Pâque est précisément que nous portons du fruit à notre tour: quel est-il? Notre communion même avec le Père et le Fils dans l'Esprit Saint.




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jeudi 3 mai 2018

Fête des saints Philippe et Jacques, Apôtres

"Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père."


Nous retiendrons des lectures de la messe de ce jour, deux instances complémentaires de la Foi, qui correspond aussi aux deux Apôtres.
Côté saint Jacques, la continuité historique inaltérée du témoignage apostolique: la foi dans le Christ, Verbe incarné, vrai Dieu et vrai Homme, mort et ressuscité pour nous est enracinée dans l'Histoire, dont il est la clé le centre et le but. Au titre de cet enracinement dans l'histoire réelle des hommes, l'annonce du Christ n'est pas une agression extérieure: il est venu chez les siens, le monde a été fait par lui. C'est l'hostilité envers lui qui constitue l'aliénation et le mensonge.
Côté saint Philippe, le regard tourné vers la vie éternelle et la dignité naturelle de la personne humaine dans son ouverture transcendante sur le Mystère de Dieu. Si le sécularisme ne supporte pas cet au-delà du monde, il constitue pourtant la substance du christianisme, que saint Paul envisage très bien: nul n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Christ. Or il est venu pour nous ramener vers la maison du Père et nous partager son héritage divin.
Au lieu de s'échiner à rejoindre le monde sur son terrain, il nous faut  récupérer le discours sur l'eschatologie que d'autres accaparent dans la violence de l'erreur qui les broient, et porter témoignage à temps et à contre temps de l'espérance qui nous fait vivre: la vocation unique de l'homme, qui est divine, manifestée en Jésus Christ.


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